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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 07:38

Publié le 09/12/2008 à 11:02 - Modifié le 10/12/2008 à 17:03 Le Point.fr

Par Cyriel Martin (avec agence)

 

Ingrid Betancourt (à gauche) rencontre l'ancien geôlier des Farc Wilson Bueno Largo, alias Isaza (à droite), en présence du haut commissaire colombien pour la paix Oscar Lizcano (au centre), le 9 décembre 2008, à Bogota © MIRTA FONSECA / HIGH PEACE COMMISSIONER OFFICE

L'image a de quoi surprendre. Ingrid Betancourt, ex-otage restée aux mains des Farc pendant plus de 6 ans, pose tout sourire avec d'anciens geôliers du mouvement d'inspiration marxiste. La scène se déroule mardi soir à Bogota. L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002 et libérée par l'armée colombienne le 2 juillet dernier, vient d'achever sa tournée diplomatique dans huit pays latino-américains , et s'apprête à embarquer dans un vol Air France, qui s'est finalement posé à Roissy mercredi, à 11 h 11. À ses côtés, deux compagnons de voyage plutôt inattendus : Wilson Bueno Largo, alias Isaza, et sa compagne Lilia Isabel, deux transfuges de la guérilla colombienne ; ils ont obtenu l'asile en France, conformément aux engagements pris par la France et la Colombie au cours des longs mois de négociations pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt.

"Le gouvernement colombien a tenu sa promesse", a déclaré mardi soir le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos. "Ces deux ex-guérilleros se réveilleront demain [mercredi, NDLR] à Paris pour refaire leur vie." Auparavant, le parquet général colombien avait indiqué que les anciens hors-la-loi ne faisaient plus l'objet de poursuites, rendant possible leur départ pour la France. Côté français, Paris avait manifesté à plusieurs reprises sa "disponibilité" à accueillir d'ex-membres des Farc. Dans une lettre transmise par Ingrid Betancourt à Alvaro Uribe lors de sa visite éclair en Colombie, le 29 novembre, Nicolas Sarkozy avait réitéré cet engagement. La condition posée était qu'ils "renoncent à la lutte armée" et ne soient "pas poursuivis par la justice".


Le couple de combattants touchera une allocation mensuelle de 1.600 euros

Mercredi, Bernard Kouchner a réaffirmé que la France avait donné son accord pour l'accueil de guérilleros colombiens des Farc repentis. "Nous avons accepté d'accueillir les Farc repentis dès lors qu'ils seraient en accord avec la justice de leur pays", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur Europe 1, qui n'a pas précisé sous quel statut ces guérilleros entreraient en France, alors que, selon des sources proches du dossier à Bogota, ils bénéficieraient d'un "droit de séjour". Si ce statut est confirmé, il s'agirait du premier guérillero des Farc qui bénéficierait d'un "droit de séjour" en France dans le cadre d'un accord avec la France sur l'accueil des repentis. Interrogé sur le nombre de guérilleros repentis que la France pourrait accueillir, Bernard Kouchner a répondu : "Je ne sais pas, mais apparemment, les Colombiens doivent souhaiter qu'il y en ait le plus possible", ajoutant toutefois : "Ça n'ira pas très loin à mon avis."

Cette décision, une première, est une récompense du gouvernement colombien destinée à encourager d'autres désertions de la part des Farc. En effet, Isaza s'était enfui le 26 octobre dernier en compagnie d'un homme dont il avait la garde, l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano , l'un des plus anciens otages politiques des Farc, retenu pendant plus de huit ans dans la jungle colombienne. Isaza, ex-combattant borgne de 28 ans au visage marqué par ses 12 ans passés dans la guérilla, est resté vague sur ses projets en France, dont il ne parle pas la langue et sur laquelle il dit ne rien connaître. "Je vais découvrir, mais ce qui paraît le plus sûr, c'est que l'avenir est positif", a-t-il déclaré en appelant ses anciens compagnons d'armes à quitter la guérilla et à renoncer aux otages.

Outre un visa de long séjour lui permettant de vivre et de travailler en France, cet homme issu d'un milieu humble a reçu mardi la somme de 434.000 dollars, tirés d'un fonds colombien pour récompenser des guérilleros qui permettraient la libération d'un otage. Il a aussi perçu une "aide-humanitaire" de 3.000 euros pour son installation. Bogota versera enfin au couple de combattants, pendant quelques mois, une allocation mensuelle de 1.600 euros.
Par Marseille por la LIBERTAD! - Publié dans : Articles récents
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 08:36

Le Mercredi 10 décembre 2008 à 18 heures, place de la Comédie, au Triangle (près de la librairie Sauramps), le Comité Libertad Hérault pour la Libération des Otages de Colombie (ex Comité de soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt) sera aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme, d’Amnesty International et d’autres associations pour célébrer le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Après la libération d’Ingrid Betancourt et de 14 otages le 2 juillet 2008, le combat continue pour obtenir la libération des autres otages en Colombie. Environ 700 seraient encore aux mains des Farc et 2300 seraient retenus par des groupes paramilitaires et autres groupuscules. En ce jour anniversaire, ces otages comptent sur nous, sur vous, continuons à lutter pour leur liberté
.

La Présidente du Comité Libertad Hérault

Evelyne Thinés

Par Marseille por la LIBERTAD! - Publié dans : Articles récents
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /2008 08:30
 

Publié le 03/12/2008 à 22:25

En Colombie, de plus en plus d'enfants fuient l'enrôlement

VILLAVICENCIO, Colombie - Décimées par les défaites militaires et les désertions qui se multiplient, les guérillas colombiennes se tournent plus que jamais vers les enfants pour garnir leurs rangs et continuer leur guerre contre l'Etat.

   Modifier le texte 

De plus en plus de familles se disent obligées de fuir, de peur de voir leur enfant enrôlé de force par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ou d'autres groupes et viennent s'ajouter aux quelque trois millions de déplacés qui font de la Colombie le pays au monde où l'on compte le plus de réfugiés après le Soudan, selon l'Onu.

L'enrôlement d'enfants pour des missions d'espionnage, de transport d'armes ou d'autres tâches, mais aussi pour les former à la guerre pendant qu'ils sont encore influençables et nourrissent peu de remords, n'est pas nouveau chez les Farc, guérilla marxiste fondée il y a 44 ans.

Mais il s'est beaucoup accéléré depuis quelques années. Selon le gouvernement, la guérilla compterait aujourd'hui moitié moins d'hommes qu'il y a six ans, lorsque le président Alvaro Uribe est arrivé au pouvoir.

Dans la province de Meta, région pauvre située au pied des Andes, une jeune fille raconte comment les guérilleros ont tenté de la convaincre de les rejoindre en lui expliquant d'abord qu'elle pourrait ainsi défendre son peuple contre les riches.

Agée de 12 ans seulement et dénuée de conscience révolutionnaire, elle leur opposa un premier refus. De jeunes garçons l'emmenèrent alors en discothèque pour tenter de la faire changer d'avis.

Après un nouveau refus, la jeune fille, qui tient à rester anonyme par peur de représailles, fut menacée et dut fuir avec sa famille, rejoignant la cohorte des déplacés.

Ses parents sont rentrés dans leur village, mais elle vit désormais dans une école pour réfugiés à Villavicencio.

Selon CODHES, la principale organisation de défense des droits de l'homme du pays, ce phénomène constitue aujourd'hui le principal enjeu de la lutte contre les guérillas.

L'organisation estime que 270.000 personnes ont quitté leur domicile au premier semestre 2008, soit 41% de plus que pendant la première moitié de l'année 2007.

Beaucoup fuient les combats ou les groupes paramilitaires, mais selon l'Onu, la crainte de voir les enfants tomber aux mains des rebelles est devenue la principale cause des déplacements de population.


Hugh Bronstein,
version française Grégory Blachier

Par marseille avec ingrid - Publié dans : Articles récents
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 11:37

BOGOTA (AFP) - 28/11/2008 21h19

 

Manifestation pour réclamer la libération des otages en Colombie, le 28 novembre 2008 à Medellin

 

Les Colombiens ont manifesté une nouvelle fois vendredi pour réclamer la libération des otages encore aux mains des groupes armés, mais cinq mois après le sauvetage de la plus connue d'entre eux, Ingrid Betancourt, la mobilisation semble avoir faibli.

 

Sous le slogan "unis pour la vie et la liberté", les manifestants, arborant des t-shirts blancs où l'on pouvait lire "Colombia soy yo" (Je suis la Colombie), ont commencé à défiler vers 11h00 locales (16h00 GMT) dans les principales villes du pays.

 

Vers 15h00 (20h00 GMT), les autorités n'avaient pas encore livré d'estimation sur la participation, mais selon des journalistes et photographes de l'AFP à Bogota, Cali et Medellin la mobilisation était beaucoup plus faible que lors de la dernière manifestation pour les otages, le 20 juillet, qui avait rassemblé quatre millions de personnes.

 

Environ 5.000 personnes étaient rassemblées vers 13h00 (18h00 GMT) sur la grande place Bolivar de Bogota, face au Congrès, a constaté l'AFP.

 

Les manifestants ont réclamé la libération des quelque 3.000 otages encore aux mains des groupes armés, dont 350 à 700 seraient détenus par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

 

Parmi eux, on compte encore 28 otages dits "politiques", que la guérilla se dit prête à échanger contre 500 de ses combattants capturés par les autorités. Celles-ci refusent catégoriquement un tel échange.

 

"Liberté, liberté, liberté", scandait la foule de la place Bolivar, dont beaucoup de parents d'otages venus avec des photos de leurs proches, disparus il y a dix ans ou juste deux semaines, comme Fanny Leal, la soeur de Guillermo Leal, travailleur social d'une localité proche de Bogota enlevé le 16 novembre.

 

Les Colombiens répondaient à l'appel lancé fin octobre par la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, libérée par l'armée le 2 juillet avec 14 autres otages "politiques" de la guérilla, dont trois Américains.

 

"Tous les Colombiens doivent défiler. Celui qui ne le fera pas ne pourra pas passer Noël en paix avec sa conscience", avait-t-elle déclaré.

 

Mme Betancourt a quitté la Colombie le 3 juillet, au lendemain de sa libération, et n'y est plus jamais retournée. Elle n'était pas présente dans le pays vendredi, "pour des raisons de sécurité", mais a participé à un rassemblement à Madrid, où elle a demandé aux Farc "de déposer les armes".

Pendant ce temps, son grand ami l'ex-parlementaire Luis Eladio Perez, ex-otage qui avait partagé avec elle plusieurs années de captivité, jusqu'en 2007, s'exprimait à Bogota.

 

"Pas plus de chaînes, pas plus d'enlèvements", disait-il à la foule de la place Bolivar.

 

"La cause des otages a perdu du poids au niveau international", a-t-il déploré dans un entretien avec l'AFP peu avant le défilé.

 

Depuis la libération des plus connus, "il n'y a plus la même pression face aux Farc et au gouvernement", a-t-il estimé en mentionnant notamment le désintérêt de la France.

 

Il a ajouté qu'il craignait aussi une plus faible mobilisation de la société colombienne, en proie à des difficultés économiques liées à la ruine de milliers d'épargnants, escroqués par des sociétés d'épargne frauduleuse et "moins euphorique que le 20 juillet".

 

"La moitié du pays est déprimée en raison de la situation économique générée par la faillite", de ces sociétés, a aussi expliqué Carolina Melo, responsable de la communication à la Fondation pays libre, une des ONG organisatrices.

 

Tout dialogue direct avec la guérilla semble gelé depuis les libérations du 2 juillet, mais, compte tenu de leur "fragilisation" "il n'est pas impossible que les Farc adoptent une position plus flexible", a par ailleurs estimé Alfredo Rangel, expert en sécurité.

 

Depuis le début de l'année, la guérilla a perdu 24 de ses otages les plus précieux - libérés unilatéralement ou par l'armée - et au moins trois de ses dirigeants historiques.

 

 

© 2008 AFP

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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 07:29

Les militants toujours avec Ingrid Betancourt mais certains s'avouent déçus

PARIS (AFP) —

 

Les militants qui se sont battus pendant des années pour la libération d'Ingrid Betancourt veulent continuer le combat pour les otages de Colombie, à ses côtés, mais certains s'avouent désorientés voire déçus par l'attitude énigmatique de l'ex-otage.

Depuis sa libération le 2 juillet par les forces spéciales colombiennes, l'ex-candidate à la présidentielle colombienne a multiplié les voyages et les rencontres pour créer une fondation destinée à défendre les droits de l'Homme mais a refusé toute explication et toute interview en France.

Sa priorité: la libération des 28 otages dits "politiques" retenus comme elle l'a été pendant plus de six ans par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

"Nous ne nous démobiliserons jamais", a-t-elle répété jeudi soir, en appelant à participer à un rassemblement à Paris en faveur des otages de Colombie, en écho aux marches organisées en Colombie. Sa mère Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid Betancourt, devaient être présentes vendredi soir au Châtelet, dans le centre de Paris. Ingrid Betancourt était, elle, à Madrid.

Mais ses décisions contradictoires, son caractère trempé et ses changements d'agenda de dernières minutes ont parfois désorienté voire déçus certains militants des comités de soutien, même si tous soulignent leur admiration pour celle qui a vécu "des souffrances au-delà de l'imaginable".

Elle a demandé aux comités de soutien de changer de nom et de ne plus utiliser son image, les remerciant toutefois chaudement pour leur action et leur proposant des collaborations dans certaines actions de sa future fondation qu'elle devrait présenter le 13 décembre.

"Moi j'ai senti qu'elle ne voulait plus qu'on l'associe aux 3.000 otages de Colombie", dit Arnaud Crepel, un des militants de la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt rebaptisée samedi Fédération internationale des Comités Libertad (Ficib).

"J'ai été déçu parce que je pensais qu'elle allait continuer à nous suivre dans notre combat pour tous les otages de Colombie", confie-t-il, comme d'autres.

L'entourage de l'ex-otage souligne sa "forte personnalité" et sa volonté de "tout maîtriser".

"Elle ne se laisse pas facilement influencer. Avec ce qu'elle a vécu, c'est normal qu'elle ait du mal à faire confiance aux autres", reconnaît Dominique Bouillon, un des responsables de la Ficib.

D'autres sont plus sévères. Elle est allée "rencontrer des responsables politiques européens à Bruxelles pour sa fondation alors qu'ils n'avaient pas levé le petit doigt pour elle!", s'emporte un militant de la première heure sous couvert d'anonymat.

"Elle est complètement dans son monde! Je ne comprends pas qu'elle aille marcher à Madrid et pas à Paris alors que l'Espagne n'a jamais rien fait pour elle", vitupère un autre.

Les cauchemars qui la hantent la nuit l'ont poussée à vouloir "prendre ses distances avec le conflit armé en Colombie même si elle est évidemment très préoccupé par le sort des 28 otages", explique Luis Guillermo Perez Casas, secrétaire général de la Fédération internationale des Ligues de Droits de l'Homme (FIDH). Selon lui, après la présentation de sa fondation, elle devrait "se retirer quelques mois" pour "se reposer" et "écrire ses mémoires".

"Elle a toujours une force de persuasion incroyable. Il faut lui laisser le temps de se reconstruire", ajoute Hervé Marro, vice-président de l'ancien comité de soutien à Ingrid Betancourt (CSIB), rival de la Ficib, qui doit se réunir le 13 décembre pour se dissoudre.

Mais tous sont d'accord sur une chose. "Elle ne nous doit rien. Nos efforts ont été remerciés par sa libération. C'est une grande dame", résume Nicole Courvoisier, une militante suisse de Neufchâtel.

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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 15:34

Source / auteur : Amnesty international

Colombie : la « loi relative aux victimes » est discriminatoire

vendredi 28 novembre 2008, par jesusparis


Amnesty International juge « discriminatoire » le projet de loi colombien visant à apporter des réparations aux victimes du conflit présent dans le pays depuis quarante ans.

Si le texte est adopté en l’état, les victimes des groupes paramilitaires et de guérilla pourront recevoir une indemnisation financière presque immédiate sur décision administrative.

En revanche, les victimes des forces de sécurité – dont les familles des milliers de victimes d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées – n’obtiendront réparation que si l’auteur des violations est reconnu coupable par un tribunal et à condition que le crime résulte « d’un acte intentionnel ou d’une grave négligence ».

Au début du mois de décembre, le Congrès doit se prononcer sur une série de « mesures destinées à protéger les victimes de la violence » connue sous le nom de « loi relative aux victimes ».

Ces mesures n’ont plus rien à voir avec le projet de loi d’origine, qui a été complètement transformé par la majorité progouvernementale dans le cadre de la Première Commission de la Chambre des représentants, à l’issue d’un vote en date du 13 novembre.

« Le projet d’origine apportait un réel espoir de réparation aux nombreuses victimes de violations des droits humains pendant le conflit colombien. À l’inverse, s’il est adopté, le nouveau projet de loi créera une hiérarchie discriminatoire entre les victimes : celles qui demanderont réparation pour des exactions commises par la guérilla ou par les groupes paramilitaires auront plus de chance d’obtenir gain de cause que les victimes des forces de sécurité », a expliqué Marcelo Pollack, chercheur sur la Colombie au sein d’Amnesty International.

« Étant donné les graves problèmes d’impunité en Colombie et la lenteur du système judiciaire, il est très peu probable qu’aucune de ces victimes obtienne jamais réparation », a-t-il poursuivi.

Dans une déclaration en date du 14 novembre, le bureau en Colombie du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a affirmé que, en distinguant plusieurs catégories de victimes, le projet de loi ne respectait pas les principes internationaux.

Il s’agit notamment des Principes fondamentaux et directives de l’Assemblée générale de l’ONU concernant le droit à un recours et à réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire, qui précisent que le droit à réparation s’applique « sans exception » et « sans discrimination aucune pour quelque motif que ce soit ».

Amnesty International s’inquiète également de ce que le projet de loi n’établit pas clairement si ses dispositions s’appliquent aussi aux victimes de violations du droit international humanitaire.

Il ne prévoit par ailleurs aucune réparation pour les futures victimes du conflit ni pour les victimes d’agents gouvernementaux autres que les membres des forces de sécurité.

Le texte dans sa forme actuelle ne résout pas le problème de la restitution des millions d’hectares de terres confisquées, principalement par les groupes paramilitaires et souvent dans la violence, à des millions de Colombiens, en particulier aux populations autochtones, aux Afro-Colombiens et aux petits paysans.

Il ne reconnaît pas le « devoir » de l’État d’offrir réparation aux victimes, se contentant d’affirmer que celui-ci le fera par « solidarité », ce qui revient à nier sa responsabilité dans les violations des droits humains et du droit international humanitaire.

Les milliers de victimes récentes des groupes paramilitaires et leurs familles n’auront pas droit aux réparations puisque le gouvernement continue de prétendre que ces groupes ne sont plus actifs depuis qu’il a mené son processus de démobilisation.

« En excluant tant de victimes passées, présentes et futures, le gouvernement porte atteinte au droit de ces personnes à la vérité, à la justice et aux réparations, a dénoncé Marcelo Pollack. Par ailleurs, il ment sur la réalité du conflit puisque toutes les parties continuent de commettre des atteintes aux droits humains et de bafouer le droit international humanitaire. »

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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 11:24
Qui sommes-nous ?

La Fédération Internationale des Comités LIBertad (F.I.C.I.B.) est une association qui s'est donnée comme objectifs d'organiser, de soutenir et de susciter toute action, manifestation et prise de position locale, nationale ou internationale tenant à la libération d’Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et de tous les otages détenus en Colombie.

Notre vocation est de regrouper toutes les personnes qui veulent collaborer à la réalisation de ces objectifs dans le respect d'une charte éthique qui est la base de notre mouvement.

Les membres de notre association mènent leurs actions de manière concertée, dans le cadre de campagnes communes menées en général sur un plan international.

Il s’agit d’une association de droit français, mais elle regroupe également, et est ouverte à des comités ou des associations situées dans d'autres pays.

Notre association est ouverte à la fois aux comités déjà localement organisés en association, et aux comités "informels". Les affiliations de type individuel ne sont par contre pas admises (les sympathisants individuels qui veulent rejoindre la fédération sont invités à s’affilier à une association ou à un comité existant).

Les statuts ont été déposés en France le 16 février 2005, et publiés au journal officiel le 26 mars 2005.

 

Ci-dessous le lien vers le compte rendu des réunions des 22 et 23 novembre 2008

 

COMPTERENDUPDFDESREUNIONSDES22ET23NOVEMBRE2008

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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 07:01

Une fraude géante ruine
deux millions de Colombiens  

Lamia Oualalou
21/11/2008 | Mise à jour : 16:25 |
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Dans de nombreuses villes, comme ici à Pasto, les épargnants floués se ruent dans les agences. (Photo AP)
Dans de nombreuses villes, comme ici à Pasto, les épargnants floués se ruent dans les agences. (Photo AP) Crédits photo : AP

En un an, l'épargne détournée a atteint 270 millions de dollars. Le président Alvaro Uribe a décrété l'état d'urgence.

« Puisque vous êtes stupides et que vous croyez à la magie, vous devrez travailler beaucoup pour récupérer votre argent. » C'est en lisant cette pancarte, accrochée à la porte d'une des agences de la société d'épargne DRFE, que des centaines de Colombiens ont compris qu'ils étaient ruinés. Cyniques, les propriétaires de l'entreprise, dont le sigle signifie en espagnol « Argent rapide, facile et en liquide », se moquent ainsi des victimes d'une des plus importantes fraudes de l'histoire du pays.

Fondée en septembre 2007 à Pasto, la capitale de Narino, dans le sud de la Colombie, la DRFE a mis sur pied un système de collecte de fonds dit « pyramidale ». Le principe consiste à attirer des premiers clients en leur proposant de placer leur épargne dans un fonds à la rentabilité très élevée. L'entrée de nouveaux clients permet à la société de verser les intérêts promis aux premiers. Heureux, ces derniers s'empressent de faire connaître leur expérience à leurs proches qui placent toutes leurs économies dans le fonds. L'afflux constant de nouveaux épargnants grossit la base de la pyramide. Au bout du compte, le fonds met la clé sous la porte et ses patrons se réfugient à l'étranger.

 

Le système existait en Albanie

 

En un an, la DRFE a attiré plus de deux millions de clients, accumulant un capital de 270 millions de dollars. La semaine dernière, elle a annoncé d'un communiqué laconique sa faillite pour cause de « crise économique mondiale » en avertissant qu'elle serait contrainte de réduire les taux d'intérêts à 70 %, au lieu des 100 à 150 % initialement promis. Mais la rumeur de la fuite du directeur de DRFE à l'étranger a provoqué un vent de panique parmi les épargnants. Ils se sont rués dans les agences pour découvrir qu'ils ont été floués.

Inexistant dans le reste de l'Amérique latine, ce système a déjà été expérimenté en Albanie, en 1997. La disparition des sociétés pyramidales avait alors provoqué la faillite de l'ensemble du système financier.

En Colombie, l'enjeu est social. Bien qu'aucun registre ne soit établi à l'échelle du pays, on estime qu'entre deux et trois millions de personnes, le plus souvent des classes populaires, ont tout perdu. Certains ont gagé leur appartement ou leur voiture dans l'espoir d'un gain rapide. Les plus audacieux se sont endettés auprès des banques.

Face à l'ampleur de la catastrophe, le président Alvaro Uribe a décrété en début de semaine l'état d'urgence économique et social, qui lui permet de légiférer par décret pendant trente jours renouvelables. Présentant ses excuses à la population pour avoir tardé à réagir, le chef d'État a annoncé l'alourdissement des peines pour les responsables de cette fraude et promis de rendre le maximum d'argent possible aux épargnants floués. Ce scandale souligne l'inertie du gouvernement, alors que des cris d'alarme sur la pratique de ces sociétés pyramidales se multiplient depuis six mois. Il met aussi en évidence l'absence d'autorités de régulation bancaire crédible et de mécanisme de protection des plus démunis.

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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 20:02
VISTA HERMOSA (Colombie) ENVOYÉE SPÉCIALE
Des policiers colombiens surveillent de jeunes élèves, dans la banlieue de Barrancabermeja.
REUTERS/© Reuters Photographer / Reuters
Des policiers colombiens surveillent de jeunes élèves, dans la banlieue de Barrancabermeja.

Jeyson n'a pas voulu prendre le maquis. Il avait 14 ans quand les guérilleros sont venus le recruter dans son hameau perdu des plaines de l'Est colombien. "Je leur ai expliqué que je devais m'occuper de ma mère. A part moi, elle n'a eu que des filles", confie-t-il.

Ses copains du club de football ont tous pris les armes. Les premiers se sont enrôlés dans les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), les autres ont choisi de rejoindre les paramilitaires d'extrême droite. A en croire Jeyson, "personne ne les a forcés : ils sont tous partis de leur plein gré".

"La notion de recrutement volontaire ne tient pas, quand il s'agit d'enfants ou d'adolescents : un jeune de moins de 18 ans n'est pas libre de son choix. Le recruter est un crime de guerre", rappelle Marta Zapata de l'organisation non gouvernementale (ONG) allemande Diakonie, qui travaille sur la prévention du recrutement forcé de mineurs.

Combien de ces jeunes Colombiens sont-ils aujourd'hui enrôlés dans les mouvements armés ? L'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch, basée à New York, a avancé en 2002 le chiffre de 11 000 jeunes combattants, ce qui fait office de statistique officielle. Seule certitude, la pratique du recrutement forcé d'enfants et d'adolescents a le vent en poupe. Les défenseurs des droits de l'homme s'en inquiètent. Les pouvoirs publics tardent à réagir.

"Le gouvernement à Bogota veut nous faire croire que la guerre est gagnée, mais, sur le terrain, nous savons que ce n'est pas vrai", s'indigne Jose Luis Campo, directeur de Benposta, une organisation d'origine espagnole qui, depuis un quart de siècle, s'occupe de jeunes en difficulté. La misère, l'ignorance et la maltraitance familiale continuent de fournir aux groupes armés un inépuisable réservoir de combattants.

"Quand les paramilitaires sont arrivés, ils m'ont accusé d'être un informateur de la guérilla", raconte Jeyson, qui a aujourd'hui 17 ans. Menacé de mort, il est venu vivre à Vista Hermosa, une municipalité du département du Meta, dans le centre de la Colombie.

Grand comme quinze départements français, le Meta compte 850 000 habitants. Les emplois y sont rares. Dans cette région de vastes prairies, gagnées sur la jungle, les FARC ont longtemps régné sans partage. A l'ombre de leurs fusils d'assaut AK-47, les champs de coca ont prospéré dans les années 1990.

Depuis février 2002, trois mois avant la prise de fonctions du président Alvaro Uribe, l'armée est à l'offensive et tente de reprendre le contrôle du territoire. Officiellement démobilisées, les milices paramilitaires lui prêtent encore main-forte. Et continuent, comme les FARC, de recruter. Sept jeunes de Vista Hermosa en mal d'avenir ont encore disparu il y a deux mois. "Les garçons aiment les armes, les filles les uniformes, et les "paras" payent bien", résume Jessica, 15 ans. Mais elle ne partira pas faire la guerre, car son frère guérillero a été tué à l'âge de 22 ans et sa meilleure amie a été violée par les paramilitaires.

A Vista Hermosa et dans le bourg voisin de Puerto Rico, Benposta a mis en place des "groupes de solidarité juvénile". "Tenter de mettre les jeunes en réseau est la première étape de la prévention", explique Alex Leal, éducateur. Débats et activités culturelles permettent aux jeunes de réfléchir ensemble sur les dangers qui les entourent.

"Les mouvements armés recrutent souvent insidieusement, affirme José Luis Campo. L'enfant ou l'ado accepte d'abord de jouer les messagers, de passer des colis ou des informations. Puis on lui confie des responsabilités plus importantes. Finalement, la situation devient trop dangereuse pour lui et il n'a d'autre choix que de prendre le maquis." Le départ est d'autant plus facile qu'un frère, un cousin ou un fiancé y attend souvent le jeune.

Filles et garçons sont concernés par le recrutement forcé. A en croire les données officielles, l'âge d'embauche des combattants tend à baisser. Il est désormais de 12 ans et demi, selon un rapport de la "défense du peuple", l'organisme public chargé de faire respecter les droits des citoyens.

"Cela signifie que guérilleros et paramilitaires n'hésitent pas à engager des enfants de 9 ans", précise Maria Cristina Hurtado, un des auteurs du rapport. Les réseaux mis en place par Benposta permettent de repérer les enfants et les adolescents les plus menacés pour les envoyer à Villavicencio - le chef-lieu du Meta - ou à Bogota. Mais les institutions d'accueil font terriblement défaut.

Sur la route qui va de Vista Hermosa à Villavicencio, une camionnette bringuebalante transporte trois matelas tachés, des vieux meubles et une demi-douzaine d'enfants. "Des personnes déplacées", note Alexander Leal.

Selon l'ONG Codhes, le recrutement forcé des jeunes est devenu une des causes du déplacement de populations. "Pour éviter que leur gosse ne soit enrôlé de force, les gens fuient et tentent de trouver refuge dans les faubourgs misérables des villes", assure l'anthropologue Angelica Gomez. Plus de 230 000 Colombiens ont été forcés d'abandonner leur domicile au cours du premier semestre.

Difficile de savoir si le recrutement forcé d'adolescents augmente ou s'il est seulement devenu plus visible. "Avant, les paysans jugeaient normal qu'un fils prenne le maquis, ils en étaient même fiers parfois, souligne Hector Montoya, secrétaire général de la mairie de Vista Hermosa. Aujourd'hui, personne ne veut d'un fils guérillero ou paramilitaire. Les gens commencent à dénoncer le crime de recrutement forcé." A son avis, "c'est une victoire de la politique sécuritaire du président Alvaro Uribe". Une bien petite victoire.

Marie Delcas
Par marseille avec ingrid - Publié dans : Articles récents
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 20:04


Le 17/09/2008
Par marseille avec ingrid - Publié dans : Articles récents
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