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Nouvelles de la Colombie

Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 07:08
Il y a quelques jours, le mari d’Aida Quilcué – dirigeante de l’organisation indigène CRIC – a été assassiné par l’armée colombienne. Un exemple de plus du traitement infligé aux indigènes et aux défenseurs des droits humains en Colombie. En tant que partenaire du CRIC et membre de la coordination OIDH-ACO, Oxfam-Solidarité co-signe le communiqué suivant.

Le 16 décembre 2008, dans la municipalité de Totoró (département du Cauca), la voiture des dirigeants du Conseil Régional Indigène du Cauca (CRIC) – une organisation partenaire d’Oxfam-Solidarité – a été attaquée par des membres de la 3ème division de l’armée colombienne. Cette attaque a entraîné la mort d’Erwin Legarda, mari d’Aida Quilcué, la responsable du CRIC. L’OIDH-ACO condamne fermement cette attaque.

Persécution des indigènes
Cet incident s’inscrit dans un contexte de persécution du mouvement indigène. Depuis le mois d’octobre, celui-ci est parvenu à organiser une mobilisation nationale de résistance indigène (Minga). Trois membres de cette Minga sont sous le coup de poursuites judiciaires totalement infondées, un membre de la garde indigène a été arrêté le 14 décembre, deux gouverneurs indigènes Awa du département de Nariño sont maintenus en détention, et un grand nombre de leaders indigènes subissent des mesures constantes de surveillance et de harcèlement.

Aida Quilcué a dirigé l’importante mobilisation indigène d’octobre dans le Cauca, ainsi que la marche menée jusqu’à Bogotá. Elle a tenu des discussions avec le président Uribe ainsi qu’avec des représentants du gouvernement à Bogotá. Le 10 décembre 2008, elle a participé à la session du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies en tant que représentante du mouvement indigène. Elle a saisi l’opportunité de cette rencontre pour condamner, au nom des mouvements sociaux colombiens, les violations des droits humains subies au quotidien en Colombie.

Une condamnation unanime
Au cours de l’Examen Périodique Universel (EPU) de la Colombie par le CDH, 15 pays ont exprimé leurs profondes inquiétudes quant aux attaques subies par les défenseurs des droits humains en Colombie. Une situation qu’illustre à merveille l’attaque du 16 décembre, dirigée contre la principale dirigeante des droits civiques et sa famille, quelques heures à peine après sa participation au débat de l’ONU.

L’assassinat de son mari Edwin Legarda a été condamné par les Nations Unies, par la troika du G24 et par la Présidence de l’Union européenne. Le Gouvernement colombien a promis qu’une enquête rapide et transparente aurait lieu suite à ce crime. Nous espérons qu’il en sera ainsi.

L’OIDH-ACO tient également à rappeler la disparition, le 8 décembre 2008, de Joel Pérez Cárdenas, l’un des fondateurs de la Corporación por la Defensa de Derechos Humanos Caguán Vive, organisation membre du Mouvement National des Victimes de Crimes d’État (MOVICE). Son cadavre fut retrouvé deux jours plus tard, carbonisé et décapité. L’auteur de ce crime n’a pas encore été confirmé. Toutefois, les informations disponibles révèlent que le Meteoro Group de l’armée est arrivé dans la région de la disparition le 8 décembre. Quelques jours plus tôt, dans le même département, 2 membres de l’Institut colombien pour le bien-être de la famille ont été tués en mission, et quatre autres blessés dans une attaque attribuée par les autorités aux FARC.

L’OIDH-ACO appelle au respect du droit à la vie et à l’intégrité physique des défenseurs des droits humains, des leaders de communautés indigènes et de tous les Colombiens. Nous appelons aussi à ce que les auteurs de ces crimes soient punis.

Plus d’infos
- Katia Nouten, gestionnaire de programme Colombie-Équateur
Tél. : 02 501 67 46 — gsm : 0477 13 67 50 — kno(at)oxfamsol.be

L’OIDH-ACO
L’Oficina Internacional de Derechos Humanos – Acción Colombia (OIDH-ACO) est un réseau de 42 organisations européennes et internationales actives dans la promotion et l’appui aux activités des organisations colombiennes des droits humains. Il regroupe des organisations européennes de coopération au développement, des organisations religieuses et de défense des droits humains. L’OIDH-ACO cherche à appuyer la construction et le renforcement de la démocratie, du droit, de la paix et de la justice sociale en Colombie. Plus d’infos :
http://oidhaco.net

Oxfam-Solidarité et le CRIC
La coopération entre Oxfam-Solidarité et le CRIC a débuté en 2008. Concrètement, Oxfam-Solidarité soutient les activités visant à améliorer la commercialisation des produits agricoles des paysans indigènes du Cauca : ateliers, formations, analyse de la situation commerciale, etc. Dans ce département où 56% de la population vit en situation de pauvreté (et où plus d’un habitant sur cinq vit en situation d’extrême pauvreté), il est fondamental d’accroître l’accès des produits alimentaires locaux aux marchés locaux et départementaux, notamment vers les villes de Popayan (capitale du département) ou de Cali. C’est entre autres à ces tâches que s’attèle le CRIC avec ses organisations membres. Plus d’infos :
www.cric-colombia.org

Par sa participation active au sein de la Coordination Belge pour la Colombie et du réseau européen OIDH-ACO, Oxfam-Solidarité mène également un important travail de plaidoyer en faveur des droits humains en Colombie. Plus d’infos : www.cbc.collectifs.net - http://oidhaco.net

Par Marseille por la LIBERTAD! - Publié dans : Nouvelles de la Colombie
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /2008 08:13

BOGOTA (AFP) — La guérilla colombienne des Farc a annoncé dimanche qu'elle avait l'intention de libérer six de ses otages, une première initiative depuis l'opération militaire du 2 juillet qui avait libéré 15 otages, dont Ingrid Betancourt, mais gelé tout dialogue avec les rebelles.

"Nous annonçons la libération prochaine unilatérale de six prisonniers", lit-on dans un communiqué daté du 17 décembre, signé par le bureau politique des Forces armées révolutionnaires de Colombie et diffusé par l'agence Anncol, souvent utilisée pour véhiculer ses messages.

Cette libération se déroulera en deux étapes: d'abord celle des quatre membres des forces de sécurité - trois policiers et un militaire - puis celle des deux responsables politiques - l'ancien gouverneur de la province de Meta, capturé en 2001 Alan Jara, et le député Sigifredo Lopez, enlevé en 2002. Les Farc précisent également que les otages seront remis à une "commission", dirigée par la sénatrice d'opposition Piedad Cordoba.

"Les conditions - comment, quand et où - seront précisées en temps utile", a ajouté la guérilla. Interrogée par la radio colombienne RCN, Piedad Cordoba a souhaité l'aide du président vénézuélien Hugo Chavez pour faciliter cette libération. Sur ce point, "il faut consulter le gouvernement", a-t-elle ajouté.

Le président Alvaro Uribe avait abruptement mis fin à la précédente mission de médiation à laquelle participait Caracas en 2007, avant même qu'elle ne débouche, au début de l'année, sur la libération unilatérale de six otages, dont Clara Rojas, l'ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt.

Mme Cordoba a estimé qu'il "ne serait pas facile", d'organiser la remise des otages avant la fin 2008: "Ils nous diront quand, mais je pense que cela se produira certainement au cours des premiers jours de janvier".

Les six otages appartiennent au groupe de 28 otages dits "politiques", c'est-à-dire échangeables du point de vue de guérilla contre quelque 500 de ses combattants capturés par les autorités. Au début de l'année 2008, la guérilla marxiste comptait encore 350 à 700 otages, dont 50 "politiques". Six ont depuis été libérés unilatéralement dans le cadre de la médiation menée par Piedad Cordoba.

Quinze l'ont été le 2 juillet lors de l'opération militaire Jaque, au cours de laquelle la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains avaient recouvré la liberté. Un dernier otage a réussi à prendre la fuite avec un déserteur, le 26 octobre.

Le 6 décembre, le président Uribe a assuré détenir des informations indiquant que les Farc "faisaient des plans" pour libérer d'autres otages. "Le gouvernement est informé du fait qu'ils font des plans en vue d'une nouvelle libération humanitaire", avait-il affirmé: "Par avance, nous disons, nous ne l'acceptons pas, c'est une véritable farce", a-t-il déclaré. Dimanche soir, il n'a pas réagi.


L'annonce des Farc intervient en réponse à un dialogue proposé par un groupe de personnalités de gauche, dont Piedad Cordoba, le 19 septembre. La guérilla avait accepté d'entamer l'"échange épistolaire" proposé par ces quelque 150 intellectuels qui le lui avaient demandé, début décembre, si elle était prête à renoncer aux enlèvements. Les Farc, dans leur communiqué, souhaitent que cet échange débouche à terme sur une "rencontre des forces politiques et sociales intéressées par le changement" en vue de la conclusion d'un accord de paix.

C'est la première initiative concrète du mouvement marxiste depuis l'opération Jaque et depuis qu'Alfonso Cano a succédé à son fondateur historique, Manuel Marulanda, dont la mort a été annoncée en mai.

La guérilla fondée en 1964 compterait encore entre 7.000 et 10.000 combattants selon les estimations.

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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 18:38

José Libio Martinez Estrada

Date de naissance:

 1975
Evénements particuliers

José Libio Martinez et Pablo Emilio

Moncayo sont sans doute les otages qui

ont passé le plus de temps de captivité

au monde.

Deux heures après la naissance de son

fils, trois mois après l'attaque de

Patascoy, sa famille apprenait qu'il était

vivant, aux mains des FARC.

Sauf Pablo Emilio Moncayo, les soldats

qui ont été capturés en même temps que lui ont été libérés le

28 juin 2001 à La Macarena.


Profession:

 

Militaire, avec le grade de caporal.

Son histoire:

Il est le fils de José Fidencio Martínez Muñoz et de Libia

Esperanza Estrada, agriculteurs qui habitent le hameau de

Guaiquirán, dans la commune de Ospina. Ils cultivent blé et

maïs et ont deux vaches laitières.

Le père travaille parfois comme journalier dans d'autres

fermes, ainsi, avec deux journées de travail, il réunit les 20 000

pesos nécessaires pour faire dire une messe pour son fils.

José Libio a une soeur, Carmen et un frère,

José Luis.

Sa cousine, Fanny Martínez Erazo, de qui il

était très proche, est porte-parole de la

famille.

Il a eu un fils de son ex-épouse, Claudia Tulcán, appelé Johan

Steven, né le 24 mars 1998, 3 mois après sa capture. Ce fils

est élevé par ses grands parents maternels à Pasto.

Claudia Tulcán a maintenant un autre compagnon et un autre

enfant, une fille.

Evénements familiaux manqués:

Naissance de son fils.

Hospitalisation de son père, opéré avec succès d'un cancer de

l'estomac.

CIRCONSTANCES DE SA CAPTURE:

La tragédie a commencé avant l'aube, le 21 décembre 1997

quand 300 guérilleros des FARC, aux ordres de Joaquín

Gómez, ont attaqué les 32 militaires qui occupaient la base de

Patascoy, à la limite entre le Nariño et le Putumayo.

L'arsenal déployé par la guérilla était tel que le sommet glacé

est vite devenu véritablement torride comme l'enfer, illuminé

par l'explosion des bombes (bonbonnes de gaz) qui

n'arrêtaient pas de pleuvoir.

Une vingtaine de militaires ont résisté à l'assaut jusqu'au lever

du jour, quand, à court de munitions, ils ont dû cesser le

combat et se rendre.

À 6 heures du matin le spectacle était dantesque, corps

mutilés, écrasés au fond du ravin bordant la colline, râles

d'agonie des blessés, installations pulvérisées...

Les guérilleros ont alors rassemblé les 18 survivants et leur ont

annoncé qu'à partir de cet instant, ils étaient des prisonniers de

guerre.

Il sortaient d'un enfer, ils allaient bientôt en connaitre

José Libio Martinez et Pablo Emilio

Moncayo sont sans doute les otages qui

ont passé le plus de temps de captivité

au monde.

Deux heures après la naissance de son

fils, trois mois après l'attaque de

Patascoy, sa famille apprenait qu'il était

vivant, aux mains des FARC.

Sauf Pablo Emilio Moncayo, les soldats

qui ont été capturés en même temps que lui ont été libérés le

28 juin 2001 à La Macarena.


Pablo Emilio Moncayo Cabrera


Date de naissance:

26 Février 1979

Evénements particuliers

 Il a été élu personnage de l'année

Profession:

Militaire, avec le grade de caporal lors de sa

Son histoire:

Il est l'ainé et seul fils de Gustavo Guillermo

Evénements familiaux manqués:

Naissance de sa soeur

CIRCONSTANCES DE SA CAPTURE:

La tragédie a commencé avant l'aube, le 21 décembre 1997

quand 300 guérilleros des FARC, aux ordres de Joaquín

Gómez, ont attaqué les 32 militaires qui occupaient la base de

Patascoy, à la limite entre le Nariño et le Putumayo.

L'arsenal déployé par la guérilla était tel que le sommet glacé

est vite devenu véritablement torride comme l'enfer, illuminé

par l'explosion des bombes (bonbonnes de gaz) qui

n'arrêtaient pas de pleuvoir.

Une vingtaine de militaires ont résisté à l'assaut jusqu'au lever

du jour, quand, à court de munitions, ils ont dû cesser le

combat et se rendre.

À 6 heures du matin le spectacle était dantesque, corps

mutilés, écrasés au fond du ravin bordant la colline, râles

d'agonie des blessés, installations pulvérisées...

Les guérilleros ont alors rassemblé les 18 survivants et leur ont

annoncé qu'à partir de cet instant, ils étaient des prisonniers de

guerre.

Il sortaient d'un enfer, ils allaient bientôt en connaitre un autre.

(D'après le récit de Luis Alberto Castro Ascuntar, survivant)


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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 09:05
Mise à jour le mercredi 17 décembre 2008, 18 h 23 .


Gladys Rodriguez
Gladys Rodriguez

Une Sherbrookoise d'origine colombienne lance un cri du coeur pour retrouver son fils qui a été enlevé par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) il y a cinq ans. Gladys Rodriguez sollicite l'aide des médias, des gouvernements et des organismes internationaux pour faire libérer son fils.

Munive Rodriguez, qui est médecin, a été enlevé à Receptor en Colombie en 2003 en raison de son expertise dans le domaine de la santé.

Depuis cinq ans, sa mère a déployé de nombreux efforts pour le retrouver. Elle a même réussi à parler au président colombien Alvaro Uribe, mais en vain. Elle implore maintenant l'aide du Canada pour revoir son enfant.

La libération récente de la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt ravive son espoir que son fils soit relâché si des pressions politiques sont exercées.

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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 08:52
Mort mystérieuse en Colombie
17 décembre 08

Juan Gasparini / Tdh


L’armée colombienne a admis avoir tué accidentellement ce mardi l’époux d’Aida Quilcué, dirigeante du mouvement indigène de Colombie et représentante des peuples autochtones. A ce titre, elle vient de participer à Genève aux activités des ONG dans le cadre de l’Examen périodique universel de la Colombie.


Des agents de l’État ont tué Edwin Legarda
,
alors qu’il se rendait avec la voiture de sa femme à l’aéroport pour la chercher à son retour de Genève.

D’après un porte-parole de l’armée cité par la presse, Edwin Legarda a été tué pour avoir refusé d’arrêter la voiture lors d’un contrôle sur la route.

Mais, selon des dirigeants indigènes colombiens, c’est Aida Quilcué qui était visée pour ses dénonciations contre le gouvernement d’Álvaro Uribe.

La représentante des peuples autochtones avait affirmé à Genève que les communautés autochtones étaient victimes d’attaques du gouvernement colombien en raison de leur positions divergentes sur le conflit interne en Colombie.
UNAUTOCHTONETUEPARLARMEE

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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 12:56
16 décembre 08

Juan Gasparini/Tdh


L’adoption du rapport sur l’Examen Périodique Universel (EPU) de la Colombie le lundi 15 décembre 2008 a démontré les difficultés du gouvernement du président Álvaro Uribe à trouver un accord avec la société civile face au conflit armé qui mine le pays depuis plus de 50 ans.

La délégation colombienne a promis de répondre en mars prochain, lors de l’approbation du rapport par le Conseil en séance plénière, aux demandes de « garanties » sur le droit à la réparation des victimes. Une demande formulée par la Belgique, le Mexique, la Suisse et l’Espagne.

La Colombie a par contre refusé de reconnaître le droit à l’objection de conscience et de s’engager à signer le protocole facultatif à la convention contre la torture. Un texte qui autorise les experts de l’ONU à effectuer des visites inopinées dans les lieux de détention supposés secrets.



Réaction des ONG

Réunis le jeudi 11 décembre au Palais des Nations pour faire une évaluation publique de l’examen de la Colombie, la coordination des 1200 ONG formée pour l’occasion a salué les interventions des Etats lors de l’EPU.

Dix-huit de ses Etats ont rappelé que le conflit interne perdure en Colombie, ce qui nie le président Álvaro Uribe.

Cinq États ont fait référence au scandale le plus important du pays : les accusations de collaboration de 35% du parlement avec les paramilitaires, une affaire qui est traitée directement par la Cour suprême. Eduardo Carreño, avocat venu de la Colombie pour l’EPU, a rassemblé les chiffres : sur 360 membres du parlement, 108 sont sous enquête, 68 ont des procédures ouvertes, 34 se trouvent déjà en prison et 6 ont eu des condamnations.

Les ONG réclament aussi la ratification de la Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones et celles de la Convention contre les disparitions forcées et du Protocole facultatif de la Convention contre la torture.

Voir en ligne: La Colombie et l’EPU
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 06:45

 

L'ancien guérillero des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui s'était échappé fin octobre en compagnie d'un otage, un homme politique enlevé huit ans auparavant, était en route pour la France mardi soir, avec Ingrid Betancourt et sa petite amie, selon les autorités colombiennes. Lire la suite l'article

Willian Bueno Largo, alias Isaza, devrait arriver par le vol régulier d'Air France qui atterrit à l'aéroport Charles-de-Gaulle ce mercredi à 11h05.

Cet accueil en France a été proposé par l'ancienne otage franco-colombienne Ingrid Betancourt à son arrivée en Colombie fin novembre, où elle se rendait pour la première fois depuis sa libération début juillet et avant une tournée en Amérique du Sud. Elle souhaite que cela convainc les rebelles qu'une autre vie est possible.

Isaza, 28 ans, qui a passé 12 ans de sa vie chez les FARC, est devenu un héros en Colombie. Il a obtenu une récompense de 400.000 dollars (309.000 euros) pour la libération de l'ancien élu Oscar Tulio Lizcano, 62 ans, très affaibli. Sa petite amie Lilia Banol Isabel, tout sourire, avait déserté les FARC trois mois avant son compagnon.

A la fin de l'année dernière, la France avait offert l'asile politique aux rebelles colombiens qui déserteraient les FARC en libérant des otages. Une volonté réaffirmée lors de la libération d'Ingrid Betancourt.

"Je vais en France pour la découvrir. Nous devons voir ce qui nous attend là-bas", a déclaré Isaza mardi. "Nous espérons que notre avenir sera magnifique. Le plus difficile, ce devrait être la langue."

Aucune précision n'a été donnée concernant le statut migratoire des deux ex-guérilléros, réfugiés ou bénéficiant de l'asile politique ou encore d'un autre statut. AP

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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 07:07

 

      BOGOTA, 6 décembre (Xinhua)

Un total de 45 officiers  colombiens ont été déclarés coupables de meurtres extrajudiciaires commis sous prétexte de purger des rebelles, a annoncé vendredi le bureau des procureurs du pays d'Amérique du Sud.
 

     21 officiers de la police nationale, 20 officiers de l'armée  et quatre officiers de la police secrète ont été accusés de crime  de ladite "tromperie positive, qui signifie le meurtre de civils  innocents en déclarant qu'ils étaient des guérilleros. 

     Ces officiers ne constituent qu'une pointe de l'iceberg des  952 hommes en uniforme qui font l'objet d'une enquête de grande  ampleur.

Ils ont commis des exécutions extrajudiciaires. 

     En janvier dernier, au moins 20 jeunes ont été tués dans la  ville de Soacha, située au sud de la capitale Bogota.
Ce meurtre a entraîné l'ouverture des enquêtes sur plusieurs centaines de cas  de la même nature en Colombie.
 

    
Selon un rapport de l'unité des droits humains du bureau des  procureurs, le nombre des homicides qui pourraient être commis par des membres des forces de sécurité a augmenté de 155 à 219 entre  août et novembre derniers dans le département d'Antioquia,  nord-ouest de la Colombie. Dans les département de Meta et de  Santander, centre et nord du pays, le nombre a respectivement  augmenté de 107 à 115 et de 26 à 50 pendant la même période. 

sourcehttp://www.french.xinhuanet.com/french/index.htm

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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 07:01

" Corridor colombien


San José, un village de Colombie brûlé par le soleil, au pied d’une haute montagne bleutée. « Il y a moins de deux ans, on comptait près de quatre-vingt-dix familles, mais avec l’arrivée de la guerre — narcotrafic et armée, guérilla et paramilitaires —, seize seulement sont restées. Je détourne mes yeux du paysage car pour la première fois je ne le supporte plus, tout a changé, mais pas dans le bon sens, putain ! » Le narrateur est Ismael Pasos, vieux professeur à la retraite qui finit ses jours avec sa femme Otilia. Elle aussi a consacré sa vie à l’enseignement.


Bien qu’il lui reproche d’aimer plus que son propre mari ses poissons et ses chats, bien qu’elle lui reproche d’être un incorrigible voyeur de jolies femmes, certes « candide et inoffensif », ces deux êtres font un couple soudé. Révolté par les assassinats et les enlèvements. Hanté par la dernière attaque contre le village, un attentat à la dynamite en plein cœur de l’église, mené par « on ne sait toujours pas quelle armée, les paramilitaires ou la guérilla ». Mais pas question de partir. A leur manière, ce sont des résistants.


Le jour où déferlent « les vagues de troupes combattantes » et où Otilia disparaît, enlevée sans que l’on sache par qui, le roman bascule. Tandis que le vieil homme, lancé désespérément à la recherche de sa compagne, semble perdre la tête, le village s’enfonce dans un chaos atroce et délirant. C’est à travers le quotidien des personnages les plus simples que l’écrivain Evelio Rosero empoigne l’histoire de son pays et en dénonce les aspects les plus révoltants. Les plus obscurs. Face à la terreur de la population civile, quelle est la réponse de l’Etat ?


A San José, les autorités prétendent que « tout est sous contrôle » ; le président lui-même le dit. Mais les habitants qui vivent la violence dans leur chair savent, eux, ce qui se passe. Ils savent ce qui est arrivé au père Ortiz, d’El Tablón. « Les paramilitaires l’ont tué après l’avoir torturé, ils lui ont brûlé les testicules, coupé les couilles, puis ils l’ont fusillé en l’accusant de propager la théologie de la libération. » Ils savent qu’Adelaida López, candidate au poste de maire, a été criblée de balles, avec sa fille, parce qu’elle refusait tout rapprochement avec les paramilitaires.

L’un de ses assassins, membre des milices d’autodéfense de la région, a admis qu’« à ce plan avaient participé un ex-député, deux ex-maires et un capitaine de la police ». Mais ils savent aussi qu’ils ont le malheur d’habiter ce que les protagonistes du conflit appellent un « corridor », à cause de sa position stratégique et des centaines d’hectares de coca formant une zone « pour laquelle ils se battent bec et ongles ».


Alors qu’il erre seul dans des rues où circulent des hommes armés « aux profils de fous » fouillant une à une les maisons pour abattre ceux qui sont sur leurs listes, Pasos croit entendre le cri terrible du vendeur d’empanadas — ces petits chaussons de pâte farcis de viande ou de poisson. Obsédant, le cri grossit et se multiplie « avec une force ascendante ». Le cri de l’horreur. Le cri de la Colombie."

Les Armées, d’Evelio Rosero,
traduit de l’espagnol [Colombie] par François Gaudry,
Métailié,
Paris, 2008, 156 pages, 17 euros

Françoise Barthélemy.

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /2008 11:00
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Huit policiers ont été tués et un blessé dans une embuscade tendue par la guérilla des Farc dans l'est de la Colombie.

Des soldats des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) (Ap)

Des soldats des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) (Ap)

Huit policiers ont été tués et un blessé, vendredi 5 décembre dans le département d'Arauca, dans l'est de la Colombie, dans une embuscade tendue par la guérilla des Farc, selon une source policière.
Un porte-parole de la police a précisé à l'AFP que l'attaque s'est produite vendredi à 9h10 (14h10 GMT), dans la municipalité de Fortul, non loin de la frontière avec le Venezuela.
Selon lui, "une charge explosive a été activée au passage d'une patrouille, puis les attaquants ont tiré" sur celle-ci.

Entre 7.000 et 10.000 hommes

Selon le ministre de la Défense Juan-Manuel Santos, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) compte encore quelque 7.000 combattants. Elle est active principalement dans le sud et l'est du pays. D'autres sources non gouvernementales estiment pour leur part qu'elle pourrait encore disposer de 10.000 hommes.
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