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Nouvelles de la Colombie

Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 11:22
Romandie News       

Le président péruvien soutient la candidature d'Ingrid Betancourt au Nobel de la paix 2009



LIMA - L'ex-otage franco-colombienne de la guérilla des Farc, Ingrid Betancourt, a été reçue jeudi à Lima par le président péruvien Alan Garcia qui lui a exprimé son soutien pour obtenir le prix Nobel de la paix en 2009, a annoncé la présidence.

"Vous représentez pour beaucoup d'êtres humains un symbole d'espérance et de liberté, pour cela je me joins à l'idée et à la proposition de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de vous soutenir pour le prix Nobel", a déclaré M. Garcia après avoir reçu l'ancienne otage, libérée le 2 juillet dernier après plus de six ans de captivité.

M. Garcia s'est aussi engagé à aider Ingrid Betancourt dans sa campagne régionale pour faire libérer les otages encore aux mains de la guérilla des Farc.

"Nous nous sommes engagés à travailler avec elle pour la liberté des otages" au pouvoir des Farc en Colombie, a dit le chef d'Etat péruvien à la fin de l'entretien au palais présidentiel auquel à assisté l'ambassadeur de France au Pérou, Mme Cécile Pozzo Di Borgo.

Ingrid Betancourt, s'avouant "très émue", a déclaré qu'elle pouvait "partir contente du Pérou" parce qu'elle avait obtenu l'aide du président Garcia dans sa campagne régionale destinée à faire libérer les otages encore détenus.

Toutefois, contrairement à la grande majorité des dirigeants latino-américains, Alan Garcia, un allié politique du président colombien Alvaro Uribe, a toujours été en retrait lors des différentes campagnes internationales lancées en faveur de la libération de l'otage franco-colombienne.

Mme Betancourt a déclaré jeudi soir dans un entretien à l'AFP que cet appel lancé par plusieurs chefs d'Etat pour que lui soit décerné le prix Nobel de la Paix était "évidemment quelque chose qui est flatteur" et "oblige à faire attention parce qu'il y a une certaine attente". "Il faut être responsable", a-t-elle souligné.

"Mais je ne veux pas que cela (le prix Nobel) soit une camisole de force, je ne veux pas que cela soit une espèce d'obsession ou d'ambition", a-t-elle averti.

"Je trouve que l'histoire du prix Nobel est tellement secrète et hermétique (...) car personne ne sait ce qui en est et ce qui peut en sortir" (...) "Cela allège la sensation de l'attente (...) il ne peut pas y avoir de vanité à une postulation de cette sorte", a expliqué Mme Betancourt.

Après avoir estimé que le prix Nobel était un "instrument merveilleux", l'ex-otage des Farc a affirmé n'avoir "aucune attente du Prix Nobel, car je sais que c'est complétement démesuré".

Mme Betancourt effectue une tournée en Amérique latine destinée à remercier les pays ayant favorisé sa libération et obtenir un soutien pour celle des otages encore retenus.


Après Lima, l'ancienne otage franco-colombienne se rend vendredi au Brésil, puis en Bolivie et au Venezuela.

(©AFP / 05 décembre 2008 04h49)

Par Marseille por la LIBERTAD! - Publié dans : Nouvelles de la Colombie
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 07:50

12 octobre 2008 : rumeurs concernant l'attribution à Ingrid Betancourt du Prix Nobel pour la  Paix




La manière dont les media ont relaté les événements relatifs au Prix Nobel, et la polémique qui s'est développée dans certains journaux  demande une mise au point. 

Comme la FICIB a été citée et est directement impliquée, nous publions ici quelques questions qui nous ont été posées, avec les informations qui permettront d'y répondre avec un peu plus de discernement :

1. La FICIB est-elle directement ou indirectement la source des rumeurs selon lesquelles Ingrid aurait été désigné pour le Nobel ?

Absolument pas. Ces rumeurs sont propagées depuis longtemps par la presse, alimentées par des déclarations venant de nombreuses sources y compris des sources gouvernementales sud-américaines. La presse italienne a été également, entre autres, à la source de plusieurs prises de positions en ce sens par des groupes politiques et par des personnalités de ce pays.

2. La FICIB a-t-elle activement participé à une campagne pour faire attribuer le Nobel à Ingrid ?

Oui, depuis 2003, certains membres de nos comités ont contacté un certain nombre de personnes (élus nationaux, anciens prix Nobel, recteurs et présidents d'universités) habilitées à proposer des candidats pour le Nobel, et leur ont fourni les informations qui leur permettaient de proposer Ingrid - au nom de tous les séquestrés de Colombie - pour le Nobel de la Paix. Le comité Nobel exigeant une extrême discrétion pour ces propositions, aucune campagne médiatique n'a jamais été menée par nos comités.

3. Comment justifier le prix Nobel pour Ingrid ?

Selon le cas, le Nobel a été attribué, soit pour récompenser une personne dont les actions ont largement contribué, de manière durable, à la Paix dans le Monde (c'est manifestement le cas cette année), soit pour attirer l'attention sur une situation particulière dans un pays où cette Paix est mise en danger (on peut penser par exemple à Aung San Suu Kyi) et sur une personnalité de ce pays dont les qualités humaines en faisaient le symbole. 

C'est évidemment dans cette seconde hypothèse que la candidature d'Ingrid avait tout son sens, en mettant le feu des projecteurs sur un pays, la Colombie, où seules des solutions violentes et militaires semblent être proposées par toutes les parties impliquées dans un conflit armé qui ensanglante le pays depuis plus de quarante ans. 

Par les valeurs qu'elle incarne, son courage pendant sa détention et le message de Paix et de conciliation qu'elle propage depuis sa libération, Ingrid était de manière évidente la personne qui pouvait le mieux devenir le symbole de la Paix en Colombie.

(écouter à ce sujet le discours prononcé par Ingrid devant le Parlement Européen, le 8 octobre 2008)

4. Quel a été le rôle de la FICIB dans la préparation et l'annonce d'une éventuelle conférence de presse d'Ingrid en cas d'attribution du Nobel ?

Ingrid n'a pas encore mis en place un "secrétariat" ou une organisation formelle pour l'aider à faire face à l'avalanche de requêtes qui lui arrivent. Deux personnes l'aident, à titre personnel et purement bénévole, à traiter son courrier et ses contacts avec la Presse. Olivier Roubi, vice-président de la FICIB et porte-parole de notre association en France, est une de ces deux personnes.

Les rumeurs sur la nomination d'Ingrid s'amplifiant depuis quelques jours, Olivier était "bombardé" de coups de téléphones de la presse qui voulaient obtenir une déclaration d'Ingrid à ce sujet. La réponse a été, invariablement, qu'Ingrid ne tenait pas à répondre à des rumeurs mais que, si celles-ci se confirmaient, elle tiendrait alors une conférence de presse, seul moyen de répondre à la masse des journalistes qui étaient concernés (plusieurs centaines). La logistique nécessaire pour une telle conférence de presse étant assez lourde, Olivier, à la demande d'Ingrid, a également obtenu jeudi un accord de principe d'un hôtel parisien, en cas où une telle conférence de presse serait nécessaire.

5. En-dehors de ces journalistes, la FICIB a-t-elle envoyé cette information concernant le lieu et l'heure de cette conférence de presse éventuelle à d'autres personnes ?

Oui, l'information a été envoyée jeudi après-midi sur une liste interne, aux responsables et militants de nos comités. Olivier dispose de deux téléphones, qui ont été occupés en permanence depuis mercredi, tant était grand le nombre d'appels venant de la presse. En cas de nomination, les media auraient directement contacté les responsables locaux de comités pour leur demander des informations. Il était donc nécessaire de fournir à tous les informations nécessaires de manière préalable.

5. La FICIB a-t-elle envoyé un communiqué de presse "sous embargo jusqu’à l’annonce éventuelle de la bonne nouvelle "?

NON. Par contre Hervé Marro, le représentant du "Collectif Agir Pour Ingrid" (ex-comité de Paris) qui ne fait pas partie de la FICIB, avait envoyé jeudi après-midi aux rédactions un communiqué, sous embargo jusqu’à l’annonce éventuelle - de la bonne nouvelle - où il déclarait : «En attribuant le Prix Nobel de la Paix à Ingrid Betancourt, le Comité Nobel a décidé d’adresser un message fort aux preneurs d’otages et aux terroristes qui jouent impunément avec la liberté de tout être humain» et où il se félicitait de cette distinction décernée à celle qui est «l’incarnation du drame international de la prise d’otage».

A cause de la confusion qui est entretenue depuis longtemps entre "Agir pour Ingrid" et nos comités, plusieurs media nous ont attribué à tort l'émission de ce communiqué; c'est en particulier le cas en Colombie et dans plusieurs autres pays latino-américains.

6. La FICIB a-t-elle déclaré qu'elle était "déçue" par l'annonce de l'attribution du Nobel à Martti Ahtisaari ?

Absolument pas. Les rumeurs qui ont été propagées par la presse à ce sujet proviennent d'une déformation d'une conversation téléphonique d'Olivier avec une personne de l'AFP. Olivier avait déclaré que, personnellement, comme de nombreux militants, il aurait été extrêmement heureux de voir attribuer le Nobel à Ingrid, et qu'il était donc déçu de voir que cela n'a pas été le cas.

7. En quoi l'attribution du Nobel à Ingrid aurait-elle été utile ?

Si en France, en Belgique et dans d'autres pays européens, nos comités ont réussi à sensibiliser l'opinion publique au drame des séquestrés de Colombie et à celui de toutes les victimes de la violence dans ce pays, cela n'est malheureusement pas le cas ailleurs - en particulier aux USA et dans les Amériques. Une attribution du Nobel à Ingrid aurait grandement facilité nos actions futures dans ces pays dont le rôle est essentiel pour la libération des otages encore détenus

Par marseille avec ingrid - Publié dans : Nouvelles de la Colombie
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 08:35
 
 L'avion français est en Colombie

 

L'avion envoyé par la France, la Suisse et l'Espagne est arrivé à destination. Ces 3 pays ont lancé conjointement une mission humanitaire pour tenter d'atteindre Ingrid Betancourt. Un avion a décollé hier d'un aéroport militaire près de Paris en direction de la Colombie, après une halte dans un Dom-Tom français.

 

L'opération est délicate et sans garantie de succès. Hier, la famille de l'otage a une nouvelle fois lancé un appel pressant au chef de la guérilla des Farc, pour qu'il libère la franco-colombienne sans délai. D'autant que son état de santé est plus que préoccupant.
 
Après l'appel de Nicolas Sarkozy aux ravisseurs d'Ingrid Betancourt mardi soir, une mission humanitaire s'est donc envolée vers la Colombie, elle va tenter d'entrer en contact avec les FARC, et porter assistance à l'otage franco-colombienne dont l'état de santé est jugé très préoccupant. Cette mission s'annonce néanmoins délicate... Il n'y aucune garantie de succès. Les autorités françaises restent assez discrètes sur les modalités pratiques.
Elle est organisée conjointement par la France, l'Espagne et la Suisse, en liaison avec les autorités concernées. Reste que si la mission humanitaire s’est bien envolée pour la Colombie, il faut encore qu’elle accède jusqu'aux FARC.
 
Or jusqu'ici, la France n'a reçu aucune réponse officielle aux propositions qu'elle a faites à la guérilla colombienne,  notamment celle que les guérilleros des Farc libérés par Bogota seraient accueillis en France. Cette mission s'annonce donc délicate, et il n'y aucune garantie de succès.  D'autant que les négociations en vue d'une libération d'Ingrid Betancourt et d'autres otages ont été frappées de plein fouet par la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, interlocuteur clef du dossier, tué en mars dans un raid de l'armée colombienne.
 
L'appel du fils d'Ingrid Betancourt :
 
Mercredi matin, à Paris le fils d'Ingrid Betancourt, accompagné pour l’occasion par  d'autres ex -otages dont  Florence Aubenas, Christian Chesnot et Georges  Malbrunot , a lancé  lui aussi un  appel solennel  au chef des Farc. Vu l'état de santé de sa mère et sa  captivité depuis six, il demande à Manuel Marulanda de prendre ses responsabilités.
Par marseille - Publié dans : Nouvelles de la Colombie
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