| Romandie News |
|
Le président péruvien soutient la candidature d'Ingrid Betancourt au Nobel de la paix 2009
LIMA - L'ex-otage franco-colombienne de la guérilla des Farc, Ingrid Betancourt, a été reçue jeudi à Lima par le président péruvien Alan Garcia qui lui a exprimé son soutien pour obtenir le prix
Nobel de la paix en 2009, a annoncé la présidence.
"Vous représentez pour beaucoup d'êtres humains un symbole d'espérance et de liberté, pour cela je me joins à l'idée et à la proposition de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de vous soutenir pour le prix Nobel", a déclaré M. Garcia après avoir reçu l'ancienne otage, libérée le 2 juillet dernier après plus de six ans de captivité.
M. Garcia s'est aussi engagé à aider Ingrid Betancourt dans sa campagne régionale pour faire libérer les otages encore aux mains de la guérilla des Farc.
"Nous nous sommes engagés à travailler avec elle pour la liberté des otages" au pouvoir des Farc en Colombie, a dit le chef d'Etat péruvien à la fin de l'entretien au palais présidentiel auquel à assisté l'ambassadeur de France au Pérou, Mme Cécile Pozzo Di Borgo.
Ingrid Betancourt, s'avouant "très émue", a déclaré qu'elle pouvait "partir contente du Pérou" parce qu'elle avait obtenu l'aide du président Garcia dans sa campagne régionale destinée à faire libérer les otages encore détenus.
Toutefois, contrairement à la grande majorité des dirigeants latino-américains, Alan Garcia, un allié politique du président colombien Alvaro Uribe, a toujours été en retrait lors des différentes campagnes internationales lancées en faveur de la libération de l'otage franco-colombienne.
Mme Betancourt a déclaré jeudi soir dans un entretien à l'AFP que cet appel lancé par plusieurs chefs d'Etat pour que lui soit décerné le prix Nobel de la Paix était "évidemment quelque chose qui est flatteur" et "oblige à faire attention parce qu'il y a une certaine attente". "Il faut être responsable", a-t-elle souligné.
"Mais je ne veux pas que cela (le prix Nobel) soit une camisole de force, je ne veux pas que cela soit une espèce d'obsession ou d'ambition", a-t-elle averti.
"Je trouve que l'histoire du prix Nobel est tellement secrète et hermétique (...) car personne ne sait ce qui en est et ce qui peut en sortir" (...) "Cela allège la sensation de l'attente (...) il ne peut pas y avoir de vanité à une postulation de cette sorte", a expliqué Mme Betancourt.
Après avoir estimé que le prix Nobel était un "instrument merveilleux", l'ex-otage des Farc a affirmé n'avoir "aucune attente du Prix Nobel, car je sais que c'est complétement démesuré".
Mme Betancourt effectue une tournée en Amérique latine destinée à remercier les pays ayant favorisé sa libération et obtenir un soutien pour celle des otages encore retenus.
Après Lima, l'ancienne otage franco-colombienne se rend vendredi au Brésil, puis en Bolivie et au Venezuela.
(©AFP / 05 décembre 2008 04h49)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander