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José Libio Martinez Estrada
Date de
naissance:
1975
Evénements particuliers
José Libio Martinez et Pablo Emilio
Moncayo sont sans doute les otages qui
ont passé le plus de temps de captivité
au monde.
Deux heures après la naissance de son
fils, trois mois après l'attaque de
Patascoy, sa famille apprenait qu'il était
vivant, aux mains des FARC.
Sauf Pablo Emilio Moncayo, les soldats
qui ont été capturés en même temps que lui ont été libérés le
28 juin 2001 à La Macarena.
Militaire, avec le grade de caporal.
Son histoire:
Il est le fils de José Fidencio Martínez Muñoz et de Libia
Esperanza Estrada, agriculteurs qui habitent le hameau de
Guaiquirán, dans la commune de Ospina. Ils cultivent blé et
maïs et ont deux vaches laitières.
Le père travaille parfois comme journalier dans d'autres
fermes, ainsi, avec deux journées de travail, il réunit les 20 000
pesos nécessaires pour faire dire une messe pour son fils.
José Libio a une soeur, Carmen et un frère,
José Luis.
Sa cousine, Fanny Martínez Erazo, de qui il
était très proche, est porte-parole de la
famille.
Il a eu un fils de son ex-épouse, Claudia Tulcán, appelé Johan
Steven, né le 24 mars 1998, 3 mois après sa capture. Ce fils
est élevé par ses grands parents maternels à Pasto.
Claudia Tulcán a maintenant un autre compagnon et un autre
enfant, une fille.
Evénements familiaux manqués:
Naissance de son fils.
Hospitalisation de son père, opéré avec succès d'un cancer de
l'estomac.
CIRCONSTANCES DE SA CAPTURE:
La tragédie a commencé avant l'aube, le 21 décembre 1997
quand 300 guérilleros des FARC, aux ordres de Joaquín
Gómez, ont attaqué les 32 militaires qui occupaient la base de
Patascoy, à la limite entre le Nariño et le Putumayo.
L'arsenal déployé par la guérilla était tel que le sommet glacé
est vite devenu véritablement torride comme l'enfer, illuminé
par l'explosion des bombes (bonbonnes de gaz) qui
n'arrêtaient pas de pleuvoir.
Une vingtaine de militaires ont résisté à l'assaut jusqu'au lever
du jour, quand, à court de munitions, ils ont dû cesser le
combat et se rendre.
À 6 heures du matin le spectacle était dantesque, corps
mutilés, écrasés au fond du ravin bordant la colline, râles
d'agonie des blessés, installations pulvérisées...
Les guérilleros ont alors rassemblé les 18 survivants et leur ont
annoncé qu'à partir de cet instant, ils étaient des prisonniers de
guerre.
Il sortaient d'un enfer, ils allaient bientôt en connaitre
José Libio Martinez et Pablo Emilio
Moncayo sont sans doute les otages qui
ont passé le plus de temps de captivité
au monde.
Deux heures après la naissance de son
fils, trois mois après l'attaque de
Patascoy, sa famille apprenait qu'il était
vivant, aux mains des FARC.
Sauf Pablo Emilio Moncayo, les soldats
qui ont été capturés en même temps que lui ont été libérés le
28 juin 2001 à La Macarena.
Pablo Emilio Moncayo Cabrera
Date de naissance:
26 Février 1979
Evénements particuliers
Il a été élu personnage de l'année
Profession:
Militaire, avec le grade de caporal lors de sa
Son histoire:
Il est l'ainé et seul fils de Gustavo Guillermo
Evénements familiaux manqués:
Naissance de sa soeur
CIRCONSTANCES DE SA CAPTURE:
La tragédie a commencé avant l'aube, le 21 décembre 1997
quand 300 guérilleros des FARC, aux ordres de Joaquín
Gómez, ont attaqué les 32 militaires qui occupaient la base de
Patascoy, à la limite entre le Nariño et le Putumayo.
L'arsenal déployé par la guérilla était tel que le sommet glacé
est vite devenu véritablement torride comme l'enfer, illuminé
par l'explosion des bombes (bonbonnes de gaz) qui
n'arrêtaient pas de pleuvoir.
Une vingtaine de militaires ont résisté à l'assaut jusqu'au lever
du jour, quand, à court de munitions, ils ont dû cesser le
combat et se rendre.
À 6 heures du matin le spectacle était dantesque, corps
mutilés, écrasés au fond du ravin bordant la colline, râles
d'agonie des blessés, installations pulvérisées...
Les guérilleros ont alors rassemblé les 18 survivants et leur ont
annoncé qu'à partir de cet instant, ils étaient des prisonniers de
guerre.
Il sortaient d'un enfer, ils allaient bientôt en connaitre un autre.
(D'après le récit de Luis Alberto Castro Ascuntar, survivant)