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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 13:54

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/01/2009 11:03 - mis à jour le 14/01/2009 12:33

 

Le gouvernement colombien réclame "immédiatement" à la guérilla marxiste de relâcher les six otages qu'elle lui avait promis de libérer si toutes ses conditions étaient honorées.

Le Haut commissaire pour la paix, responsable du gouvernement colombien du dossier des Forces Armées révolutionnaires colombiennes (Farc), a exigé mardi soir que la guérilla lui communique le point et la date de rendez-vous pour la libération de six otages politiques que les Farc s'étaient engagées à relâcher.

"Compte-tenu des conditions (réunies) pour la libération des otages, il ne reste plus que les Farc tiennent parole et livrent, de manière immédiate, le jour et le lieu de la libération", a déclaré dans un comuniqué Luis Carlos Restrepo.

Le texte détaille les garanties offertes par le gouvernement, dont l'acceptation de l'intervention logistique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le mandat conféré à celui-ci pour qu'il engage à l'étranger si nécessaire des moyens tels que des hélicoptères.                 

Intervention de la Croix-Rouge

Luis Carlos Restrepo souligne que le gouvernement a accepté la présence, demandée par les Farc, d'un garant international en proposant lundi que ce rôle soit confié à une personne mandatée par le Vatican ou l'église catholique.

Les Farc avaient annoncé le 21 décembre qu'elles libéreraient prochainement six otages, dont trois policiers, un soldat, un ancien gouverneur et un ex-député.

Les otages, avait annoncé la guérilla, seraient remis en deux phases à une commission dirigée par la sénatrice d'opposition Piedad Cordoba.

Depuis, la guérilla marxiste a accepté l'intervention du CICR mais a aussi exigé, le 7 janvier, la présence d'un garant international et ni les modalités de la libération ni la date et le lieu ne semblent avoir été communiqués à la commission.  

Uribe refuse Chavez 

La guérilla colombienne des Farc avait demandé dans un communiqué diffusé sur internet le 7 janvier l'intervention d'une personnalité internationale, initialement refusée par le président colombien, dans le processus de remise des six otages.                 

"Nous sommes d'accord pour que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) participe à une telle gestion humanitaire", écrivaient les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce texte diffusé par l'agence Anncol, souvent utilisée pour diffuser leurs messages.

"Il serait important que le président (Alvaro Uribe) décide avant tout s'il est vraiment intéressé par le retour rapide des six prisonniers dans leurs foyers ou si une fois de plus il fera prévaloir ses haines viscérales sur toute considération humanitaire", concluait le texte.

La sénatrice Piedad Cordoba, du Parti libéral, avait ensuite souhaité une participation au processus de libération du président vénézuélien Hugo Chavez déjà sollicité en 2007 pour une médiation. Alvaro Uribe avait refusé avec fermeté, acceptant uniquement une intervention du CICR.

Les Farc détiennent encore 28 otages dits politiques - c'est-à-dire échangeables contre des guérilleros capturés par les autorités - et 350 à 700 otages "ordinaires", enlevés pour exiger une rançon

Par Marseille por la LIBERTAD! - Publié dans : Nouvelles de la Colombie
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