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Votre NOM et Adresse
Dr. Francisco Santos Calderón
Vicepresidencia
Carrera 8A No 7-27
Bogotá
Colombie
A ........., le ......... 2009
Monsieur le Vice-président,
Permettez-moi de m’adresser à vous, extrêmement inquiète en raison d’ informations qui nous arrivent de « El Eje Cafetero ».
Vous le savez certainement, le 31 juillet 2009, un message contenant des menaces de mort a été envoyé par courrier électronique à trois hommes travaillant avec des Groupes de Défense des Droits de l’Homme dans les départements voisins de Risaralda et du Quindío, dans l'Ouest de la Colombie. Ce message de menace d’assassinat était signé du nom tristement connu du Groupe Paramilitaire «Les Aigles noirs ».
Ces trois citoyens Colombiens sont
- Monsieur Guillermo Castaño, Président de la Section de Risaralda du Comité permanent pour la Défense des Droits Humains (CPDH)
- Monsieur Mauricio Cubides, Membre du Collectif de Défense des Droits humains « Domingo Taborda », qui réalise des documentaires sur des sujets liés aux droits humains et
- Monsieur Yezid Beltrán, Directeur du Système d'Alertes Rapides du Bureau du Médiateur pour l'Eje Cafetero.
J’attire respectueusement votre attention, Monsieur le Vice-président, sur le fait que ce n’est malheureusement pas la première fois que ces personnalités éminentes de la Société Colombienne sont ainsi menacées.
Le message désigne très clairement et de manière odieuse ces hommes comme faisant « partie des structures subversives et terroristes du Quindío » et incite les partisans du Groupe Paramilitaire à, je cite :
« les poursuivre et les tuer parce qu'on ne peut pas permettre que le département du Quindío devienne le foyer de groupes terroristes qui, à l'aide de documentaires et de dénonciations, veulent porter atteinte à la tranquillité des honnêtes gens ».
Constatant cette situation insupportable et effroyable et convaincue que le travail réalisé par ces hommes doit se faire en pleine possession de leur liberté de s’exprimer et de circuler ainsi que pour tout autre Défenseur de Droits de l’Homme est un élement essentiel à la bonne réputation de tout Etat de Droit.
Je décide donc de demander solennellement aux autorités colombiennes et à vous particulièrement, Monsieur le Vice-président :
Enfin je me permets de vous rappeler très respectueusement qu’obligation vous est faite, ainsi qu’à toute Autorité Colombienne constituée, de prévenir tout risque d’attaque contre les Défenseurs des Droits de l’Homme demeurant sur le territoire Colombien et ce, en vertu d’une part de :
- La Déclaration de l’Organisation des Nations Unies sur les Droits et Responsabilités des individus ou Groupes et Organes qui promeuvent et protégent les Droits de l'Homme et du Citoyen et les Libertés Individuelles et Fondamentales universellement reconnus. Et, d’autre part :
- En vertu des Résolutions de l'Organisation des États Américains relatives aux Défenseurs des Droits de l’Homme évoluant sur le Continent Américain et des nombreuses recommandations qui leur ont été faites officiellement sur ces points par l’ Organisation des Nations Unies.
Confiante dans la valeur du Droit que vous représentez aux yeux de mon pays la France, je m’en remets à vous, Monsieur le Vice Président.
Vous avez le pouvoir d’éradiquer tout risque d’assassinat sur ces trois Défenseur des Droits Humains visés clairement par des meurtriers sans scrupules ni pitié, en les plaçant rapidement sous votre protection.
Je vous prie de croire, Monsieur le Vice-président, à mes plus respectueuses salutations.
Signature