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A propos d'Ingrid Betancourt

Mardi 4 août 2009

 

 

__________________________________________________________________________

Accueil des 4 ex otages des FARC sur le territoire français.

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Hier, à 19:46

De ROISSY à PARIS, en provenance de Bógota , le 1er Août 2009 

John PINCHAO

José Miguel ARTEAGA

Amaón FLÓREZ

Raimundo MALAGÓN

Raimundo MALAGÓN - LAS CADENAS DE LA INFAMIA

La Ficib était à l’ Aéroport de ROISSY Charles de Gaulle pour souhaiter la bienvenue aux quatre ex-otages 

Comme vous tous, nous n’avons eu connaissance de l’arrivée de quatre anciens otages des FARC qu’ à la lecture du communiqué de l’ Association pour la Fondation Ingrid Betancourt, soit la veille . C’est dire qu’ il a fallu prendre des dispositions dans l’ urgence en pleine période de vacances d’ été !
Malgré les appels lancés sur la liste FICIB, via le site http:// www.InfoLibertad.comm et nos communications téléphoniques aux uns et aux autres, nous n’ étions que cinq au terminal 2 E pour attendre John PINCHAO , José Miguel ARTEAGA, Amaón FLÓREZ et Raimundo MALAGÓN .

Petit rappel :

A la demande de Madame Ingrid Betancourt au lendemain de sa libération, la France s’est engagée à accueillir d’anciens otages colombiens des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) afin de les accompagner dans la construction de leur nouvelle vie d’hommes libres.
Dans ce cadre, quatre anciens otages, Monsieur John Pinchao (qui s’est évadé en 2007),
Messieurs José Miguel Arteaga, Amaón Flórez et Raimundo Malagón, tous trois libérés en Juillet 2008 avec Madame Ingrid Betancourt, arriveront à Paris le 1er Août où ils bénéficieront d’une formation visant à faciliter leur réinsertion professionnelle après des années de souffrance.


Une demi-heure environ avant l’atterrissage de l’avion en provenance de Bógota,
Monsieur l’ Ambassadeur de Colombie et deux autres membres de l’ Ambassade
sont arrivés. Conversation cordiale et décontractée et ces messieurs ont franchi la porte d’ arrivée pour s’ approcher du poste de contrôle des passeports.

Entre-temps Catarina LARANJEIRA, coordinatrice pour l’ Association pour la Fondation Ingrid Betancourt, nous avait rejoints accompagnée de la personne qui était chargée du transport des Colombiens . Puis, Patricia BALME,chargée de la Communication d’ Ingrid BETANCOURT est arrivée, suivie de près par les opérateurs et journalistes de la chaîne de télévision RCN ( TV Colombienne ) . Cette dernière, nous entraînant dans son sillage, nous sous sommes retrouvés auprès de l ’Ambassadeur, les bras chargés de fleurs .

L’émotion fut grande à l’arrivée de nos amis colombiens, et des deux côtés.
Pour eux, c’était le saut dans l’inconnu, loin de leurs familles, après les terribles épreuves qu’ ils ont connues ,sans repaires. Pour nous, la prise de conscience de la vulnérabilité de ces hommes pourtant forts, qui n’ont rien laissé paraître de leurs tourments pudiquement dissimulés derrière leur franc et chaleureux sourire

Madame BALME a présenté les personnalités, puis, à notre demande, a présenté la FICIB, mais notre porte parole, Adair Lamprea ,en termes appropriés a su présenter notre action en faveur de la libération de tous les otages, et leur dire au nom de la FICIB que nous étions heureux de leur liberté retrouvée et de les accueillir sur le sol de France . 

Discours de l’ Ambassadeur et de Madame BALME, remise des bouquets et ce fut le départ pour Paris. . 
Après un repos temps de repos nécessaire, nos quatre voyageurs ont 
eu droit à une mini-visite de Paris, et à une réception amicale à l’ Ambassade de Colombie., avant de partir, le lendemain pour un stages d’ apprentissage de la langue française qui sera suivie d’ une année d’ études .

Nous leur souhaitons bonne chance, et un séjour agréable et fructueux pour un avenir
Le meilleur possible.

Compte rendu transmis par ¡ LIBERTAD ! Normandie


__________________________
Bonne Chance à ces hommes!

Mais la chance n'a joué qu'un rôle mineur dans tout cela...

Que leurs projets de vie soient enfin de vivre et plus de survivre de construire et plus de subir de redresser la barre et plus de plier sous la menace.
La Colombie a besoin de messages positifs notamment, que la solidarité n'est pas un vain mot et surtout qu' il est impossible de s'en sortir tout seul.J'espère de tout mon coeur que les colombiens sauront tirer profit de cette expérience extraordinaire pour sortir du cercle infernal de la fatalité!Qui aurait parier sur une coordination aussi impressionnante entre la Colombie et la France à seule fin de redonner à quatre hommes et à leur famille la possibilité de prouver que la haine et la violence n'auront pas réussi à briser leur courage et leur dignité.
La capacité d'apprendre et la
volonté de dépasser toutes les horreurs de la séquestration ont rendu possible ce projet et pas le contraire!


NOUS SOMMES LES TEMOINS DE L'ECHEC LE PLUS CUISANT DES FARC! LIBERTAD PARA TODOS!
Par Marseille por la LIBERTAD!
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Vendredi 3 juillet 2009

Voici la vidéo du JT de 20H, 1 an jour pour jour, après sa libération spectaculaire, organisée par le gouvernement colombien, en compagnie de 11 autres otages.
 Elle revient sur les propos qui l'ont blessée notamment ceux tenus par les 3 américains qui furent un temps, ses compagnons de séquestration.
Interviexexclusivedelaurenceferrari

Ingrid annonce aussi qu'elle prend très à coeur le tournage d'un film relatant ses 6 ans et demi de détention afin que les gens réalisent le plus précisément possible, ce qu'ont pu être ces années d'humiliation et de privation.

Ingrid va 'merveilleusement bien' et tous ceux qui ont milité et lutté pour sa libération, la libération de Clara et de tous les otages, pensent très fort, avec elle, à tous ceux qui restent encore prisonniers de la barbarie.

Le kidnapping est un fléau mondial et la Colombie reste un bastion pour ces criminels endurcis depuis des décennies, qui mettent en joue la vie de centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, pour une 'cause' perdue d'avance...


Nous ne les oublions pas!

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Jeudi 26 février 2009
Fwd: 7 ans après‏
De :  Catarina Laranjeira/Association pour la Fondation Ingrid betancourt (cl@fondationingridbetancourt.org)
   
Envoyé : lun. 23/02/09 22:48
À : cl@fondationingridbetancourt.org
Cc : cl@fondationingridbetancourt.org
Bonsoir,

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un message de Mme Ingrid
Betancourt.

Très cordialement,

--
Catarina Laranjeira
Association pour la Fondation Ingrid Betancourt

BP 30 944
75 829 Paris Cedex 17


---------- Forwarded message ----------
From: ingrid Betancourt
Date: 2009/2/23
Subject: 7 ans après


Il y a sept ans, j’ai été enlevée. Pendant toutes les années qui ont suivi,
j’ai revécue cette date avec douleur, amertume et angoisse, comprenant
qu’une autre année de captivité s’était ajoutée à mon calvaire sans savoir
quand il prendrait fin. Mais je n’étais pas seule. Chacun de vous pensait
à
moi, à ce qui pouvait être fait pour marquer ce triste anniversaire et pour
que le cauchemar des otages colombiens finisse. Aujourd’hui, alors que je
peux vivre cette date pour la première fois en Liberté, je tiens a être
avec
vous dans mon cœur. Je tiens à vous dire combien je vous aime, combien ma
vie est liée à la votre pour toujours.



Maintenant, chaque fois qu’arrivera un 23 Février, je pourrai rendre grâce à
Dieu et me dire : aujourd’hui, je peux vivre sans douleur, sans angoisse et
donner ce repos à mon âme. Ce repos, est notre victoire à tous . Que le
soulagement partagé aujourd’hui nous donne la force pour continuer le
combat
en faveur de ceux qui ont encore besoin de nous. Je prie fort pour que très
vite nous puissions trouver la paix de l’esprit avec la libération de mes
22 compagnons toujours dans les mains des FARC.



Je vous embrasse comme je vous aime,



Ingrid Betancourt
Par Marseille por la LIBERTAD!
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Jeudi 1 janvier 2009

Ingrid Betancourt, à fleur de peau

25/12/2008 - Le Monde, Prodigy MSN

Il suffit d'une seule question - "Comment va la vie, Ingrid ? La vie après l'enfer ? La vie après la geôle à ciel ouvert des FARC ?" - pour que l'ex-otage, rencontrée à Paris, plonge dans ses souvenirs de la jungle colombienne. "Pendant six ans et demi (février 2002-juillet 2008), ce fut une vie de nomade. Sans cesse il fallait changer de camp ; marcher de longues heures et perdre tout repère. Mais partout, je cherchais des yeux l'arbre qui me donnerait un semblant de stabilité." Un sourire pâle. Et puis un court silence. "C'est étrange : six mois après mon retour, je me sens encore nomade. Je continue à chercher mon arbre."

Comment faire, quand on a le coeur accroché des deux côtés de l'Atlantique ? Quand, par sa famille, son éducation, ses mariages, on oscille constamment entre deux continents, deux loyautés, deux attachements ? "Je suis française, dit Ingrid Betancourt. Et je suis colombienne. C'est une richesse et aussi un déchirement. Un perpétuel sentiment d'inachevé. Lorsque je suis en France, j'aurais envie d'être en Colombie. Et quand je suis en Colombie, je ne pense qu'à une chose : être en France." Ou aux Etats-Unis, où sa fille de 22 ans étudie aujourd'hui. "Je commence tout juste à accepter l'idée d'être nomade encore pendant de longues années. Je ne trouverai la paix en moi que lorsque je pourrai me dire : je suis ici, mais dans peu de temps, je serai là-bas." Elle hausse les épaules, soupire. "Dans la jungle, je me disais qu'en rentrant, il me faudrait très vite faire des racines. Et je rêve d'un endroit pour recevoir un jour mes petits-enfants. Les années ont filé, je n'ai rien vu venir, et je veux me préparer à être une vraie grand-mère. A tenir au moins ce rôle-là. Comme mes parents l'ont fait, colmatant tous les vides..."

On suggère qu'elle a le temps. Mais elle secoue la tête. Le temps, le temps... Que savons-nous du temps ? On le lui a volé. Il est irrattrapable. Des choses se sont enfuies qui sont inexprimables. Les enfants qu'elle a quittés sont devenus des adultes. Elle n'a plus une minute à perdre. Pas une miette de vie à gaspiller. Elle veut être près des siens, fussent-ils dispersés. Refondre chaque relation, se reconstruire elle-même. Sans renoncer à ses idées. Alors elle court. Sa mère à ses côtés. Invitée partout dans le monde. Décorée, célébrée. Reçue par des chefs d'Etat ou, l'autre jour à Paris, par le sommet des Prix Nobel de la paix. Interviewée par la BBC, Radio Canada, le quotidien japonais Asahi Shimbun, le journal russe Izvestia. Entraînée depuis le 2 juillet dans ce qu'elle appelle "un tourbillon". Et plus souvent "en avion qu'à la maison". La maison ? Il y a donc une maison ? "Disons l'appartement parisien où j'habite en ce moment ; où je pose mes valises puisque Bogota, pour des raisons de sécurité, est quasiment exclu. Mais un refuge provisoire. Dès la fin de janvier, je refais mes valises et irai me cacher, plusieurs mois, pour écrire."

Ecrire sur sa captivité et ce morceau de vie dont elle n'a encore que très peu parlé. "A ma libération, j'ai eu tant de bonheur que je ne voulais pas raconter les horreurs qui risquaient de tout gâcher. Et puis les jours passant, j'ai senti l'attente de mes proches qui désiraient savoir. Mais raconter, c'est revivre, et chaque fois que je m'approchais du sujet, c'était trop dur, ça ne sortait pas." Quand, enfin, elle s'est sentie capable de parler, elle a vu dans le regard des gens aimés "tant d'effroi", qu'elle s'est tue à nouveau. "Sans doute est-il préférable que certaines horreurs restent à jamais dans la jungle. Mais il y a d'autres souvenirs que je dois faire remonter à la surface car ils pourront apaiser d'autres gens, soigner d'autres souffrances." Les coucher sur le papier sans avoir à croiser de regards devrait être plus facile. Elle n'a pas encore choisi d'éditeur, elle ne veut pas faire "un coup", elle veut écrire seule. Et les rumeurs sur les sommes exigées par son agent lui semblent extravagantes, elle qui, depuis son retour, ne perçoit aucun revenu et vit "totalement à crédit" !

La silhouette est aussi gracile que celle apparue sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le chignon porté sur la nuque met en valeur la délicatesse des traits. Par quel miracle a-t-elle pu rapporter de l'enfer un visage si préservé ? Elle rit, tête en arrière ; raconte la douceur de la vie hors de la jungle, la jubilation de redécouvrir sur un iPod les musiques de son adolescence (Led Zepplin, Pink Floyd, Polnareff...) ; de relire Marcel Proust ; de discuter jusqu'à point d'heure avec sa soeur, ses enfants. Mais les larmes affleurent aisément.

Ingrid Betancourt est à fleur de peau. Des insomnies ? Allons ! "Je crois que j'ai tellement envie de vivre, tellement de choses à faire, que dormir me semble une perte de temps." Des cauchemars ? Parfois. "Mais le réveil est tellement plus doux que lorsque je les faisais dans la jungle !" Des angoisses ? Fréquentes. Incontrôlables. Accompagnées de sueurs. Il suffit d'un bruit d'avion ou d'hélicoptère, et elle est propulsée dans la jungle, traquée à nouveau par les FARC. Les médecins appellent cela un syndrome de stress post-traumatique, subi par nombre de vétérans de guerre, de survivants de catastrophes ou d'attentats. "Heureusement, de bons professionnels savent le prendre en charge."

Elle se sait menacée. Le site Internet des FARC a qualifié les quinze prisonniers libérés le 2 juillet de "fugitifs", nouvelles "cibles militaires" pour leurs antennes dans le monde. Ingrid Betancourt a donc demandé la protection de la France. "C'est la France qui a voulu à tout prix ma libération ; c'est par elle que je me sens le mieux protégée. Même en Colombie." Deux policiers la suivent en permanence, y compris dans ses déplacements à l'étranger. Et son court voyage à Bogota à la fin novembre n'a pu être organisé qu'à condition de ne séjourner qu'à l'ambassade de France.

Elle tenait à ce voyage. Elle tenait à revoir d'anciens compagnons prisonniers. Et bien sûr le président Uribe par lequel elle entamait une tournée des chefs d'Etat d'Amérique du Sud. Huit, en une dizaine de jours. Objectif : les sensibiliser au drame des otages encore retenus par les FARC, les inciter à s'impliquer personnellement et obtenir ainsi une sorte d'union sacrée de toute l'Amérique latine. "On y arrive !, dit-elle. Et c'est tellement nouveau ! En lieu et place des dictateurs et sultans qui, pendant des décennies, attendaient sur le trône qu'on leur fasse le baisemain, j'ai trouvé des leaders ouverts, bosseurs, proches du peuple et, tous, issus d'élections démocratiques. Des Obama. Tous - Michelle Bachelet au Chili, Evo Morales en Bolivie - fils de la souffrance de leur pays. Donc sensibles au drame colombien." Pas question, insiste-t-elle, de gêner le président Uribe qui ne veut pas de médiateurs. "Mais le fait que ces gouvernants soient quasiment tous de gauche leur donne une autorité morale pour adresser un message aux FARC en dénonçant ce spectacle de barbarie qu'elles donnent au monde, en clamant qu'elles sont dans une impasse et privent la Colombie d'une gauche démocratique dont elle aurait besoin. En relâchant les otages, elles cesseraient d'être des terroristes et pourraient espérer pardon et appui." Elle espère aussi que l'accueil par la France d'un guérillero de 28 ans, qui a déserté en sauvant un ex-parlementaire, suscitera d'autres défections dans les rangs des FARC et d'autres libérations d'otages. "Cet homme a renoncé à être bourreau, je ne le laisserai pas tomber, c'est mon frère.

Elle a abandonné l'idée d'une carrière politique, dégoûtée par "les trahisons, intérêts occultes, manipulations". Mais sa notoriété, pense-t-elle, lui confère du poids et une responsabilité que sa fondation, lancée simultanément en France,en Italie, en Espagne, plus tard en Colombie et aux Etats-Unis, mettra en oeuvre. Un premier projet vise à éduquer les enfants du village de Calamar, où la jeunesse n'a actuellement d'autre opportunité que de rejoindre les rangs des FARC. Un autre vise à protéger les langues des Indiens indigènes. Elle entend lever des fonds, aidée par la Fondation Jane Goodall (active pour la protection de la biodiversité) et l'assistance d'une ancienne collaboratrice de la fondation Gorbatchev. Elle va d'autre part demander à la junte birmane de rencontrer Aung San Suu Kyi. Oui, elle se sent toutes les audaces. Y compris celle de demander à ses comités de soutien - qu'elle aimerait associer au travail de sa fondation - de ne plus porter son nom. "J'ai été dans leur vie pendant tant d'années qu'ils attendaient que je revienne comme le général de l'armée. Je ne peux pas ! Je les aime, les respecte, mais je ne dois pas être leur objet. Je dois récupérer mon nom."

Certains se sont sentis lâchés. D'autres, évoquant ses références fréquentes à la prière et ce petit chapelet confectionné dans la jungle et toujours à son poignet, l'ont traitée de "mystique", voire d'"illuminée". Là, elle rit. "Que dire ? La foi est quelque chose de si intime ! Oui, bien sûr, je crois. Et cette foi fut fondamentale pendant ma captivité. Je ne pense pas qu'on puisse vivre ces horreurs dans le cynisme, en pensant qu'il n'y a que chaos et aucune matière à espoir. Je crois que nous sommes humains parce que nous sommes spirituels. Quel que soit notre choix de spiritualité. Moi, c'est vrai, j'adore Dieu. Je trouve Jésus génial."

Il y avait peu de livres dans la jungle. Curieusement un Don Quichotte, un Harry Potter... Et puis la Bible. Qu'elle a pu obtenir, lire, relire. Et garder jusqu'au bout.

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Dimanche 21 décembre 2008

BOGOTA (AFP) — L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a appelé samedi soir les guérilleros des Farc à déserter avec leurs otages, dans un message téléphonique depuis Paris diffusé à Bogota où les familles des otages avaient organisé une veillée sur la place centrale.

Après leur avoir rappelé leur responsabilité individuelle pour le crime d'enlèvement, Mme Betancourt a exhorté les guérilleros "à prendre la décision de s'envoler avec plusieurs de (m)es compagnons pour leur rendre la liberté".

L'ancienne sénatrice a promis d'aider les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en cas de désertion avec leurs otages.

Le 10 décembre, elle avait ramené un guérillero repenti, Wilson Bueno Largo, alias "Isaza", à Paris où elle réside pour des raisons de sécurité depuis sa libération le 2 juillet par les forces spéciales colombiennes après plus de six ans passés aux mains des Farc.

Après sa libération, elle s'était engagée à tout faire pour que soient libérés les 28 otages dits "politiques" que les Farc ont proposé d'échanger contre 500 des leurs, emprisonnés dans le cadre d'un accord humanitaire avec les autorités colombiennes. La France avait donné son feu vert à Bogota pour l'accueil d'ex-guérilleros afin de favoriser la libération d'otages en Colombie. "Isaza" est le premier repenti accueilli dans ce cadre.

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Mardi 16 décembre 2008

Betancourt veut aider les Colombiens à résister aux appels des Farc

 

 

Agence France-Presse
Rome

L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a indiqué lundi à Rome que le premier projet de sa fondation viserait à empêcher le recrutement de jeunes Colombiens par la guérilla des Farc.


Mme Betancourt a reçu des mains du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini le prix du «Pélerin de la paix» décerné par le Centre international pour la paix entre les peuples d'Assise (centre).


«Je veux sortir mes anciens compagnons otages de la jungle» mais «curieusement aussi je pense à mes gardiens, âgés de 13 ou 14 ans, soit plus jeunes que mes enfants, et eux aussi prisonniers d'une idéologie et de la terreur», a déclaré Ingrid Betancourt.

Elle a indiqué que le tout premier projet de la fondation qu'elle vient de lancer et qui porte son nom, serait développé dans le village de Calamar, «centre de recrutement des Farc».

«Tous ceux qui me gardaient durant ma captivité venaient de ce village. J'ai fini par comprendre qu'ils n'avaient pas d'autre choix», a expliqué l'ex-otage qui a passé six ans et demi dans la jungle.

Selon elle, les Farc recrutent, grâce à de «grands mensonges d'un avenir meilleur», des jeunes gens qui se laissent également séduire par le fait d'avoir une arme, ce qui leur «apporte du respect et un statut», a indiqué Mme Betancourt.

Elle a expliqué qu'«un espace sera créé dans le village avec des assistantes sociales qui accompagneront les jeunes dans la réalisation de leurs rêves. Le projet vise à leur dire qu'ils n'ont pas besoin de tuer ou de se prostituer, et qu'ils peuvent réaliser leurs rêves dans la paix et le respect des autres».

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Lundi 15 décembre 2008
AFP
13/12/2008 |
.

L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a lancé aujourd'hui une fondation destinée à promouvoir "le respect des droits humains", à l'occasion d'un sommet des prix Nobel de la Paix à Paris.

La Fondation Ingrid Betancourt (FIB) entend notamment agir "pour la libération des personnes retenues en otages à cause de conflits ou d'actions terroristes" et "sensibiliser les gouvernements et les institutions internationales pour la protection des victimes du terrorisme", a précisé la FIB dans un communiqué.

Elle veut aussi "favoriser de toutes les façons possibles, en impliquant la population et la communauté internationale, un processus de paix et de réconciliation nationale en Colombie et dans d'autres régions du monde soumises à des conditions similaires", selon ce texte.

La Fondation souhaite également contribuer au "développement de l'instruction", à "la protection de la biodiversité et la sauvegarde des ressources naturelles de la Terre".
Ingrid Betancourt, ancienne otage de la guérilla des Farc, a été libérée le 2 juillet par une opération commando de l'armée colombienne après six ans et demi de captivité dans la jungle.

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Samedi 13 décembre 2008

Ingrid Betancourt : "je n'ai pas encore la force de raconter ce que j'ai subi"
L’événement. Dans un entretien avec Christine Ockrent, Ingrid Betancourt raconte pour la première fois sa nouvelle vie après sa libération.

 Reportages Un dimanche à Bogota.Ingrid découvre les arbres du « parc 93 » qu'elle a vu planter début 2002, juste avant son enlèvement. Ils sont décorés pour Noël, la période la plus cruelle dans une détention.

___________________________________________

 

Tu sais, dans quelques jours, c’est Noël et, pour moi, c’est insupportable. Les savoir là-bas, dans la jungle, par 40 degrés... Ils ne peuvent même pas voir le ciel quand ils lèvent la tête tant la végétation les étouffe, ils sont enchaînés à un arbre, et la radio a déjà commencé à diffuser les chansons! En Colombie, on entend toujours les mêmes à Noël, depuis l’enfance, avec les cloches et les refrains des jours heureux, et on pense à ceux qu’on aime, à tous ceux qu’on n’a pas vus, embrassés depuis des mois et des années, tous ceux que peut-être on ne reverra plus, et on écoute ces chansons, et on pense à notre vie gâchée, à ce bonheur perdu, et on est là, enchaîné, humilié, torturé... C’est horrible. Je ne peux pas les laisser. C’est horrible.»

 

Le silence s’installe. A Paris, à la veille de son départ pour l’Amérique latine, Ingrid est au bord des larmes. Toute droite, si mince et si longue avec son visage de Vierge à la Greco, elle se cramponne au canapé, le regard perdu. Très vite, elle se ressaisit. Six ans et cinq mois de détention, presque six mois de liberté retrouvée...

 

Comme cette femme est forte, et comme sa façon de revivre ajoute à son mystère! La veille, elle participait à Madrid à une marche pour la libération des otages colombiens. Mélanie, sa fille, n’avait pas voulu qu’elle aille à Bogota, où avait lieu une manifestation similaire. Trop dangereux. Les services de sécurité français, qui continuent de la protéger, le lui ont confirmé. Mais c’est par la Colombie qu’elle commencera sa tournée des chefs d’Etat du sous-continent, pour plaider la cause des 28 compagnons de malheur dont les visages la hantent. Ingrid n’était pas retournée dans son pays natal depuis sa libération, en juillet dernier.

 

Christine Ockrent. A quoi as-tu pensé en remettant le pied sur ce tarmac où tu t’étais agenouillée pour prier aux côtés de ta maman, au moment de ta libération?
Ingrid Betancourt. Je n’ai pensé à rien. J’ai été submergée par tant d’émotions, de sensations... les odeurs, les couleurs, la lumière! Je suis revenue dans le bonheur.

 

As-tu été déçue par l’accueil à Bogota, où on semble ne pas toujours comprendre que tu aies préféré la France?
Pas du tout. J’ai été applaudie, choyée, j’ai lu dans le regard des gens beaucoup d’affection, beaucoup d’amour, comme s’ils retrouvaient quelqu’un de leur famille.

 

Ils ne te soupçonnent plus d’ambition politique...
Tu sais, j’ai beaucoup changé. Je suis moins sur mes gardes, tant de choses me semblent aujourd’hui sans importance! Les gens ne me voient plus de la même manière. Ils savent que je ne brigue aucun mandat. Mon entretien avec le président Uribe s’est merveilleusement passé. Je veux faire libérer mes compagnons. C’est ma seule obsession.

 

D’un chef d’Etat sud-américain à l’autre, tu renoues d’une certaine manière avec la politique! Qu’est-ce qui t’a frappée au cours de cette tournée?
L’Amérique latine a complètement changé en dix ans. Tous ces chefs d’Etat, de gauche ou de droite, ont été élus démocratiquement. Tous ont lutté contre le système en place et l’ont vaincu grâce à l’appui populaire. Tous sont charismatiques. Pour qui connaît l’histoire du sous-continent, ce processus est vraiment spectaculaire. Les otages en Colombie sont loin de leurs préoccupations.

 

Comment plaides-tu leur cause auprès de Lula, de Kirchner ou de Morales?
Je leur explique que l’Amérique latine a toujours rêvé d’union, qu’ils doivent s’y prendre comme vous l’avez fait vous, les Européens, à partir de projets concrets. Je leur raconte l’horreur, la souffrance, l’humiliation quotidiennes des otages. Il ne s’agit pas d’un problème politique, mais humanitaire. Quelle meilleure cause à partager que celle de la liberté? Chaque dirigeant que j’ai rencontré y adhère, de façon différente et complémentaire. Le processus doit maintenant mûrir, je sais qu’il aura des résultats, je prie de toutes mes forces.

 

Tu invoques volontiers la puissance de la prière. Rassure-nous, tu n’es pas une sainte?
Sûrement pas! J’aimerais bien, mais non! En tout cas pas au sens catholique du terme... Etymologiquement, peut-être : je me donne à... De tous les plaisirs que j’ai retrouvés, le plus précieux, c’est le temps passé avec les autres. Le plaisir de la conversation, du dialogue... Je me méfie de tous ces gadgets électroniques que je découvre et qui bouffent du temps social alors que c’est le plus important!

 

Qu’est-ce qui t’a paru le plus difficile en renouant avec la vie ordinaire?
Le plus difficile, c’est de me retrouver, de me refaire une vie! Dans la jungle, c’est comme si un ouragan était passé sur moi, fracassant tout, n’épargnant rien. Je dois maintenant reconstruire, et d’abord ma relation avec mes enfants. C’est essentiel.

 

Et compliqué?
J’avais quitté des enfants, j’ai retrouvé des adultes. Nous reprenons le dialogue, nous nous confrontons parfois, la belle confrontation d’amour. Je veux que mon expérience de la vie serve à leurs propres choix. Avec maman aussi, c’est parfois compliqué. Nous avons une relation très riche, très intense, mais revivre avec quelqu’un impose d’accepter certaines choses, de s’oublier soi-même...

 

As-tu revu ton mari à Bogota?
Je n’y ai passé que quelques heures. Son père est à l’hôpital, gravement malade. On n’a pas réussi à se voir.

 

Ta mère et toi, vous ne vous quittez plus... C’est son amour, l’amour de tes enfants, de tes proches qui t’ont donné la force de tenir?
Je n’aurais jamais survécu si je n’avais eu, gravé dans mon cœur, le souvenir de cet amour... Quand j’étais très déprimée, je m’efforçais de ressusciter des sensations particulières : la naissance de mes enfants, la main de mon père dans la mienne quand nous traversions la rue...

 

Tu n’as jamais livré de détails sur ce que tu as subi. Tu ne racontes rien?
C’est trop pénible. Je n’en ai pas encore la force. Ça me fait mal, et ça fait mal aux autres. Quand je vois l’horreur dans leurs yeux, je m’arrête. Je dois apprendre à raconter sans faire mal. C’est pour cela que je veux écrire : je pense, par l’écriture, pouvoir trouver le ton juste.

Comment renoue-t-on avec la vie après une telle épreuve?
Merveilleusement bien, merveilleusement vite. Tout m’enchante : le bruit, un sourire, les gens qui se pressent pour faire leurs courses... Où que j’aille, je me sens chez moi. Partout, on s’est tellement battu pour moi!

 

Entre le monde que tu avais quitté et celui que tu as retrouvé, qu’est-ce qui a changé?
La peur a gagné du terrain. Il n’y a pas la joie dans nos cœurs. Comme si le monde était en manque... Et je sais ce qui nous manque : c’est une forme de spiritualité. Quand tu subis la plus terrible des solitudes, tu as le choix : ou bien tu t’abandonnes au désespoir et au cynisme, ou bien tu vas chercher au plus profond de toi. La foi te montre le chemin, fortifie ta quête de spiritualité. Dans l’insatisfaction de ce que tu es, tu cherches à l’intérieur de toi. C’est là que j’ai trouvé Dieu, et ma dignité d’être humain.

 

Tu crées une fondation. Quel sera son but?
Je veux être la voix de ceux qui n’en ont plus. Toutes ces années où j’étais otage, des milliers de gens qui ne me connaissaient pas ont parlé pour moi. Partout ils ont marché, crié mon nom, imprimé des tee-shirts. Grâce à eux, je suis libre. Quelle leçon! On croit toujours qu’on ne peut rien faire, qu’on est impuissant face à la marche du monde. C’est faux : on peut tous faire quelque chose pour les autres. On peut tant obtenir avec les mots. C’est la plus formidable des armes. Quand j’étais dans la jungle, je ne pouvais rien faire, mais je pouvais penser. Maintenant, je peux parler. Et je veux parler à la place de ceux qui en sont empêchés, et je veux avec mes mots toucher le cœur de ceux qui m’écoutent.

 

Tu n’as pas peur d’apparaître désormais comme une sorte de référence morale, arbitre des bons sentiments et des bonnes intentions?
Pour moi, c’est le bonheur absolu. Je ne ressens ni contrainte ni pesanteur. J’en suis très heureuse. Après sept ans d’humiliation et de rejet, tant de démonstrations de confiance, de tendresse, me transportent. C’est le plus beau cadeau du monde.

 

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Samedi 13 décembre 2008
Actualité France - Monde

jeudi 11.12.2008, 04:50 - La Voix du Nord

« Isaza », 28 ans, premier repenti de la guérilla colombienne des FARC accueilli en France pour avoir facilité la fuite d'un otage, est un cadre moyen de cette guérilla marxiste, qui n'a jamais connu ses commandants et n'imagine pas encore ses nouveaux projets de vie.

Wilson Bueno Largo, alias « Isaza », qui a fui avec l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, 63 ans, dont il avait la garde, connaît peu de choses en dehors des Forces armées révolutionnaires de Colombie qu'il a rejointes à l'âge de 16 ans.


Ce combattant peu disert et au langage simple avait été désigné, seulement trois mois avant sa fuite, à la tête de l'unité du Front Aureliano- Rodriguez qui gardait le précieux otage politique capturé le 4 août 2000.


En tant qu'ancien des FARC, « Isaza » restait mis en cause pour rébellion, et devait répondre d'éventuelles accusations d'enlèvement, crime non amnistiable.


Selon la presse colombienne, son ancien otage a plaidé sa cause auprès d'Ingrid Betancourt, qui a décidé d'en faire une affaire personnelle. Il est devenu, pour le ministère de la Défense, un symbole parfait pour encourager d'autres guérilleros à fuir. Il a même reçu une récompense de 433 000 dollars pour son geste et pourra donc « refaire sa vie » à Paris, presque malgré lui. mais pour faire quoi ? Il n'en sait vraiment rien.

Par Marseille por la LIBERTAD!
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Mardi 9 décembre 2008

08/12/2008 - XinHua, El Universal, El Pais

Des parents d'otages de la guérilla en Colombie disent qu'ils respectent, mais qu'ils ne partagent pas le plan d'Ingrid Betancourt pour libérer leurs parents, de crainte d'une réaction des rebelles.

Claudia Rugeles, l'épouse du parlementaire Alan Jara, kidnappé depuis sept ans et demi, a déclaré que, tout en se félicitant du succès des opérations qui ont permis de libérer certains des otages, ils n'oublient pas les menaces de la guérilla.

Ingrid Betancourt avait déclaré qu'elle considèrait comme nécessaires les actions militaires contre les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), comme un moyen d'obtenir la libération des kidnappés.

« Mon avis est le fruit de ce que j'ai vécu en captivité pendant presque sept années. Je pense que l'option militaire, la pression militaire sur les FARC est nécessaire », a déclaré Ingrid Betancourt pendant son parcours dans plusieurs pays pour obtenir un appui international.

« Les FARC de nos jours sont une organisation évidemment militaire. Ce ne sont pas des révolutionnaires de pacotille », a déclaré Betancourt pendant sa réunion en Bolivie avec Evo Morales  le président de ce pays.

Selon l'ex candidate présidentielle, les FARC « ont cessé d'avoir une réflexion politique sur le problème de la Colombie, et par conséquent tournent complètement le dos au pays ».

« Nous, les parents de ceux qui sont encore dans la forêt,  nous nous opposons à un sauvetage militaire; nous voulons une négociation politique et nous continuerons à prier Dieu pour qu'ils reviennent avant Noël », a déclaré pour sa part Rugeles.

L'épouse de Jara a rappelé que les otages libérés avaient expliqué que les guérilleros qui surveillent les kidnappés ont l'ordre de les abattre en cas de tentative de sauvetage.

« Jour après jour nous nous levons en pensant qu'ils peuvent revenir à tout moment, il faut une solution politique négociée, nous avons confiance et optimisme », a ajouté Rugeles.

Betancourt, qui a déjà rencontré les présidents de l'Équateur, de l'Argentine, de Bolivie, du Chili, du Pérou et du Brésil, a estimé importante la participation du président du Vénézuéla, Hugo Chavez, pour négocier un processus de paix avec les FARC.

« Je considère que pour obtenir la libération de mes compagnons, la participation du président Chávez est très importante et cela ne veut pas dire qu'il ait un lien direct avec les FARC », a ajouté l'ex candidate présidentielle, libérée en juillet dernier.

Le FARC maintiennent encore comme otages deux politiques et quelque 24 prisonniers en uniforme, considérés comme « échangeables » contre des rebelles emprisonnés à l'intérieur et en-dehors du pays.

Toutefois, les autorités considèrent qu'au moins 700 personnes sont encore détenues dans la zone dominée par les FARC, pour des motifs non politiques.

Par Marseille por la LIBERTAD!
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